Samedi 12 mai 2012
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L'art de la mélodie Wilsonienne éclate dans ce Don't worry baby, en équilibre entre une mélancolie sourde et un optimisme ensoleillé de façade, et un pont
instrumental surf (histoire de faire plaisir à la maison de disque et de faire esquisser une danse ridicule à ce crétin de Mike Love). Morceau
magnifique qui porte en lui l'avenir des Beach Boys et de Wilson : une musique de plus en plus mélancolique, et des harmonies vocales traquant la fin de la jeunesse. Et que dire de la vidéo ? Ou comment voir en direct un naufragé, pressuré à mort et envoyé au front. Non mais quand même faut être aveugle pour ne pas voir que Brian Wilson est
déjà à côté de ses pompes, que le surf est loin, que la parano le gagne. Il se tient là, le plus grand, le plus pataud, au milieu des frères, du cousin et Jardine, le regard fuyant sans
cesse... Don't worry, tu parles...
Par Ben
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Mercredi 9 mai 2012
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21:16
Immense tristesse à l'annonce du décès d'Adam Yauch. Les Beastie Boys m'accompagnent depuis si longtemps... Après avoir vu les Flaming Lips, Tricky, Dylan, les Pumpkins... les Beastie étaient sur
ma route, je brûlais de les voir sur scène. Rendez-vous manqué. Immense tristesse et sérieux coup de froid : avec ses potes, il incarnait tant de choses en tous points nobles : connaissance
intime et profonde de la musique (sa passion pour le Tibet a amené des sons passionnants chez les Beastie), second degré flamboyant, débarrassé de tout ego, insouciance et jeunesse éternelle.
Merde, le temps ne semblait avoir aucune prise...
Saleté de crabe.
Par Ben
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Dimanche 12 février 2012
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14:45
Un extrait de L'adolescent de Dostoîevski.
" - Je pense que tout cela se passera de la façon la plus ordinaire. Tout bonnement, tous les Etats, malgré l'équilibre des budgets et "l'absence de déficit", seront un beau matin définitivement
enferrés et tous jusqu'au dernier se refuseront de payer, pour se rénover ensuite, tous jusqu'au dernier, dans une banqueroute universelle. Cependant tous les éléments conservateurs du monde
entier s'y opposeront, car ce sont eux qui seront actionnaires et créanciers et ils ne voudront pas admettre la faillite. Alors il se produira naturellement une espèce d'oxydation générale ;
ensuite tous ceux qui n'ont jamais eu d'actions et qui n'ont jamais rien eu en général, c'est-à-dire tous les mendiants, refuseront naturellement de participer à l'oxydation... Ce sera la
bataille, et après septante-sept défaites, les mendiants anéantiront les actionnaires, leur enlèveront leurs actions et s'installeront à leur place, comme actionnaires aussi, s'entend. Peut-être
qu'ils diront quelque chose de nouveau, peut-être aussi que non. Le plus probable est qu'ils feront aussi faillite. Ensuite, mon ami, je suis incapable de lire plus loin dans les destinées qui
transformeront la face de ce monde. D'ailleurs, regarde dans l'Apocalypse..."
Ecrit au XIX e siècle...
Par Ben
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Samedi 29 octobre 2011
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14:50
Ah les vacances permettent de voir du pays et du monde ! J'ai donc revu le Bobo cet été, membre éminent de The sound Harmonyx, sosie officieux de Thomas Dutronc, ce qui m'a donné envie de me
replonger dans leur Green field, un huit titres enregistré-mixé par leur soin, ne contenant que des compos. Et le moins que je puisse en dire c'est que c'est du bon, voire du très bon et
ce malgré la production disons hasardeuse. On sent une foi en la chose rock, organique, qui fait plaisir à entendre, et les bougres ont digéré un paquet d'influences. Il suffit d'écouter au
détour d'un morceau un solo dédoublé de guitare et bing Oasis circa 1995, puis une guitare morveuse, et une autre en mode solo et on a l'impression que les Libertines jouent encore. On sent aussi
le grunge, bien-sûr, mais surtout la volonté de jouer un rock pastoral, Neil Youngesque, la photo de pochette prise dans les champs en dit long. Mais le plus impressionnant reste la qualité
intrinsèque des morceaux au-delà de la maîtrise technique, des structures, de la maturité qui s'en dégage et encore une fois de la facilité avec laquelle ils se glissent dans n'importe quel
genre. Il y a le truc en plus qui fait que chaque morceau n'est pas qu'une copie chiadée d'élèves consciencieux et assidus aux cours de Rock n roll, mais a quelque chose à dire.
Un disque qui met des étoiles dans les yeux (I don't know why), qui fait taper du pied et bouger la tête (Two years ago et sa guitare sautillante), qui rappelle le début des
années 90 (le grunge, la brit pop . Un disque qui annonce (annonçait) de belles choses et que je réécoute très souvent.
Par Ben
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Samedi 30 juillet 2011
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14:46
Il y a quelques jours, Primal Scream rejouait Screamadelica à Hyères. Je n'y étais pas, mais ça devait ressembler à ça !
Par Ben
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