Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 14:50

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Ah les vacances permettent de voir du pays et du monde ! J'ai donc revu le Bobo cet été, membre éminent de The sound Harmonyx, sosie officieux de Thomas Dutronc, ce qui m'a donné envie de me replonger dans leur Green field, un huit titres enregistré-mixé par leur soin, ne contenant que des compos. Et le moins que je puisse en dire c'est que c'est du bon, voire du très bon et ce malgré la production disons hasardeuse. On sent une foi en la chose rock, organique, qui fait plaisir à entendre, et les bougres ont digéré un paquet d'influences. Il suffit d'écouter au détour d'un morceau un solo dédoublé de guitare et bing Oasis circa 1995, puis une guitare morveuse, et une autre en mode solo et on a l'impression que les Libertines jouent encore. On sent aussi le grunge, bien-sûr, mais surtout la volonté de jouer un rock pastoral, Neil Youngesque, la photo de pochette prise dans les champs en dit long. Mais le plus impressionnant reste la qualité intrinsèque des morceaux au-delà de la maîtrise technique, des structures, de la maturité qui s'en dégage et encore une fois de la facilité avec laquelle ils se glissent dans n'importe quel genre. Il y a le truc en plus qui fait que chaque morceau n'est pas qu'une copie chiadée d'élèves consciencieux et assidus aux cours de Rock n roll, mais  a quelque chose à dire.

 

Un disque qui met des étoiles dans les yeux (I don't know why), qui fait taper du pied et bouger la tête (Two years ago et sa guitare sautillante), qui rappelle le début des années 90 (le grunge, la brit pop . Un disque qui annonce (annonçait) de belles choses et que je réécoute très souvent.

Par Ben - Publié dans : freretoc
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 14:46

 

 

  Il y a quelques jours, Primal Scream rejouait Screamadelica à Hyères. Je n'y étais pas, mais ça devait ressembler à ça !

Par Ben - Publié dans : freretoc
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 14:01

 

 

 

Par Ben - Publié dans : freretoc
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 20:59

 


 

I'll take care of you est une chanson magnifique qui compte parmi mes préférées, une chanson comme un ultime sursaut, écrite simplement par un type qui en a pris plein la tronche (i know what you've been through) et qui veut croire encore qu'il peut aimer, qu'il peut surtout se rendre utile. Un crève-coeur ce morceau, on sent quand même que tout est cassé... Gil Scott Heron en a livré une sublime version dans son dernier album, il est mort samedi.

 

Un autre titre emblématique de cet artiste prend une résonnance toute particulière depuis les printemps révolutionnaires : The revolution will not be televised. RIP Gil Scott Heron.

 

 


 
Par Ben - Publié dans : freretoc
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 10:44

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Je n'ai pas de compte facebook. Pas par hostilité, mais simplement parce que j'ai peur de devenir beaucoup trop dépendant de ce réseau. Je ne sais pas si facebook a réellement changé le monde, après tout, les gens continueraient à se prévoir des sorties au ciné, les tunisiens auraient tout de même dégagé leur dictateur (peut-être moins rapidement), la cooptation existait avant... C'est un outil génial, rapide, qui correspond à un besoin viscéral de sociabilisation. Mais ça reste un outil et ça ne change pas fondamentalement les consciences ou les comportements.

 

Avec The social network, l'histoire de la fondation de Facebook et des procès qui en découlèrent, David Fincher poursuit à la fois ses obsessions personnelles et son travail de mise en scène. Comme dans Fight club il choisit pour personnage principal un type assez fade (Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook), étudiant à Harvard, et l'affuble d'un double plus haut en couleur (Sean Parker, fondateur de Napster). Comme dans Zodiac et plus encore dans Benjamin Button il met en scène d'une manière fluide, discrète, classique à l'extrême. Presque classieuse. Le film entier se déroule dans des bureaux feutrés d'avocats et à la prestigieuse Harvard. La lumière est parfaite, les dialogues aussi, les acteurs sont excellents. Pourtant je suis resté un peu à l'extérieur de ce film. Fincher n'y fait pourtant pas étalage de sa virtuosité technique comme il a pu le faire autrefois avec Fight club ou The Game, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir une forme d'ostentation. Comme si chaque plan, chaque ellipse, chaque dialogue non pas vous gueulait "regarde à quel point je suis doué", mais vous le murmurait de façon pernicieuse. Le film se ballade aisément dans de multiples genres (en évitant soigneusement le biopic - on ne sait rien de l'enfance de Zuckerberg par exemple, on sait seulement qu'il a une soif irrépressible d'intégrer des cercles censés lui être fermés). Ainsi, on a droit au film d'affaires : avocats, petites phrases, rebondissement juridique, mais là aussi Fincher évite soigneusement le film de procès, et tout ce qui en découle (vu et revu), on a droit au film de campus, et là je ne sais toujours pas si Fincher est fasciné par ses blancs qui pensent être (ou devoir être) les maîtres du monde, comme dans Fight club  (la compétition, la communauté du club, les codes viriles, les bizutages), ou s'il les dénonce. C'est gênant tout de même.

 

Que Fincher soit doué ça ne fait aucun doute, qu'il soit capable de grands films, non plus. Benjamin Button avait tout pour séduire : c'est extrêmement bien fichu, c'est épique, bigger than life comme ils disent, et souvent émouvant. C'est Hollywood dans toute sa splendeur, ça ne nous apprend rien, ça n'a pas de grandes idées (ni sur la vie en général, ni de mise en scène) mais ça vous embarque parce qu'encore une fois, tout y est impeccable. Mais avec The social network, les ingrédients semblent être les mêmes, mais il ne dégage rien. On retrouve la patte Fincher (assez paradoxalement d'ailleurs car plus il s'éloigne de l'esbrouffe de ses débuts pour rentrer dans un moule classique, plus on le reconnaît aisément) mais impossible d'éprouver quoi que ce soit devant ces personnages vides, rivés devant leur écran, ces situations déjà filmés, ces dialogues brillants mais vains, déjà entendus. La scène finale, et c'est le même cinéma que depuis Les quatre cent coups de Truffaut, ou Raging bull : le personnage que nous avons suivi tout du long lâché au même point de départ, prisonnier de ses obsessions... Fincher semble capable d'enchaîner à une vitesse affolante des films qui ont tout de classiques, mais qui ne font en rien avancer le langage cinématographique, ce qui n'est pas grave après tout, mais pire : qui ne touche plus. Le finalement très modeste destin de Button étant quand même bien plus émouvant que celui de Zuckerger.

Par Ben - Publié dans : freretoc
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