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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 19:44

J'ai vu des jeunes ridiculiser des réactionnaires, en piratant intelligemment le système.

J'ai vu la gauche gagner, sous d'autres latitudes, contre le fascisme.

J'ai lu des dizaines d'articles en écriture inclusive, et - oui – ça change tout, c'est comme si je n'avais lu que d'un oeil toutes ces années.

J'ai vu un groupe tirer sa révérence de la plus belle des façons.

J'ai vu Neo se réveiller à nouveau.

J'ai vu les quatre meilleures potes du monde répéter pendant près de huit heures et c'était beau, drôle, bouleversant, essentiel, génial.

J'ai vu Stephen Curry shooter un 2974e panier à 3 points.

J'ai vu mes enfants grandir, et c'est magnifique.

Et j'ai écouté pas mal de disques.

Top ten, forcément subjectif, de ceux qui m'ont plus marqué que les autres.

 

10. Volcano Park – Meat Wave

Ce n'est qu'un EP, mais quel EP... Une tension énorme, servie par des riffs au cordeau, et une écriture parfaite.

 

 

9. The Ultra vivid lament – Manic Street Preachers

J'ai toujours eu une profonde tendresse pour les Manic, je ne manque jamais une sortie mais sans pour autant écouter avec application chaque album. Le dernier est une belle surprise, et c'est sur le site The quietus qu'on en parle le mieux : "What the Manics have to offer is ultimately their own confusion. But that might be the only honest response to bewildering times. The Ultra Vivid Lament is an album which doesn't always know what it's saying. But it's saying it with an uncommon beauty." Simon Price

 

paroles : I've burned so many bridges but not the one that leads to you.

 

8. Puritan – Chris Brokaw

Inusable compagnon du début d'année, Puritan est un très grand disque car il arrive à évoquer les meilleurs (Sonic Youth, Elliott Smith sur The Bragging rights – et personne avant Brokaw n'avait pu me faire penser à Elliott) tout en gardant sa propre signature.

Paroles : The night has no eyes, and i could be whatever you need.

 

7. Music for psychedelic therapy – Jon Hopkins

Pourquoi un tel disque ? J'entends déjà les cyniques de tous poils la ramener. Papier peint sonore, musique tout juste bonne pour passer en fond chez Nature et découverte. Le bien nommé Music for psychedelic therapy me touche parce qu'échappant à toute logique, sa force réside dans son calme absolu, et que sa beauté est clairement au service d'une thérapie. Ce disque vous veut du bien.

 

6. King's disease II – Nas

Nas m'a toujours impressionné. Sur King's disease II, il se renouvelle tout en réussissant à évoquer la période sacrée d'Illmatic, par touches délicates et pourtant puissantes par leur pouvoir d'évocation. Le temps qui file, la sagesse acquise par la mémoire... Cet album, sans être nostalgique (c'est définitivement un album de son temps) a la puissance d'un trip à Memory Lane.

 

Paroles : How can you expect to get love if you don't show none ?

It's like takin' your first swim, like still being a virgin.

 

5. Echo – Indigo Sparke

Une voix hors du commun, un jeu de guitare élégant, un disque profondément intime. Une merveille hantée.

 

paroles :

Everything, everything
Everything is dying
Everyone, everyone
Everyone is dying
Everything is simple

 

4. Talk memory - Badbadnotgood

Album magnifique, clips parfaits...

3. Between the richness – Fiddlehead

Du tata-poum inespéré.

 

Paroles : I carry your heart, everywhere you go, I go.

 

2. Le dernier album – Mendelson

Cet album m'a bouleversé. L'ami Max en parle bien mieux que je ne saurais le faire ici.

 

paroles : il faudrait reporter ici toutes les paroles du disque tant tout se tient, mais citons tout de même :

 

Algérie, je vais parler doucement/ Dans le monde entier c'est la cacophonie.

Les photos au mur sont tellement pâles qu'elles ne sont plus jaunies.

Un pays sans chanteurs est un pays malade.

On a appris ensemble à être humains.

 

 

1. Movements – Floating Points – Pharoah Sanders and the London symphony orchestra

Longue suite constituée de neuf mouvements, cet album a pour colonne vertébrale un arpège délicat, onirique, doux, sans âge, pur, qui va se répéter tout du long et sur lequel les trois entités (Floating points, le saxophoniste Pharoah Sanders et le London symphony orchestra) vont venir se greffer dans une harmonie parfaite. On passe par de nombreux états à l'écoute de cet album, qui évoque pêle-mêle, le jazz et New-York, Arvo Part, par infimes touches électro le dernier Pink Floyd. Le voyage est magnifique, intense et inoubliable.

 

Obsessions récurrentes :

 

James Ellroy, Cormac Mc Carthy, Patrick Modiano, JRR Tolkien, The Beatles, Townes Van Zandt.

La playlist  en 10 titres :

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