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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 13:43

J'ai entendu parler de Nine Inch Nails pour la première fois grâce à un certain Johnny Cash (où vont se nicher les découvertes musicales, parfois ! Un chanteur country qui amène vers un groupe de métal-indus...). Le Cash reprenait, pour son American Recording IV, Hurt, un morceau de NIN. Et, comme d'habitude, il habitait tellement le morceau qu'il finissait par surclasser l'original...

Toujours est-il que cette monumentale reprise m'avait laissé un message en lettres capitales dans le cerveau : CHERCHER DU NIN, ET EN ECOUTER. Car Hurt est quand même sacrément bien écrite. Et les paroles (qu'on croirait faite pour Cash, aussi : I hurt myself today, to see if i still feel... Alors voilà votre serviteur qui se lance une fois de plus dans des recherches... et qui apprend rapidement que NIN a sorti un album via internet, gratuit, constitué de 36 morceaux instrumentaux. Je télécharge donc ce Ghosts I-IV (j'ai depuis acheté la version cd) qui, sur le papier, me semblait plus facile d'accès que les disques métal-indus du groupe (c'est vrai que ce pan de la musique est  inconnu pour moi).

Projet étrange donc : quatre parties de neuf morceaux chacune, tous accompagnés d'une image. L'heure est à la contemplation, de déserts en solitudes urbaines, quelques images de studio n'égayeront pas la série de photos, tant elles donnent l'impression de voir quelques reclus en autarcie en train d'enregistrer des miniatures instrumentales... La musique, elle, est passionnante, pour peu qu'on prenne le temps de l'écouter. Il fait un truc de dingue ce Trent Reznor, le cerveau de NIN, proposer 36 instrumentaux qui demandent du temps.

Dans ce Ghosts I-IV, on entend un piano mélancolique à la Satie, parfois on pense à Arvo Part, puis vous arrive une pluie de guitares saturées tout droit sortie d'une friche industrielle.... De prime abord, le tout semble monolithique et répétitif, mais au fil des écoutes chaque instrumental a sa spécificité, de l'étrangeté malsaine d'un Ghost 6 (ah oui, pour compliquer le tout, Reznor a juste donné un numéro à ses Ghosts) à la grâce d'un Ghost I.

Pour me faciliter la tâche, j'ai écouté l'album tel qu'il est divisé, soit en quatre fois. A chaque fois j'ai eu cette impression d'être transporté ailleurs, comme pour un film de Lynch. Perte totale de repères. L'équilibre entre organique et électronique est parfait, ce qui brouille un peu plus encore.
Ghosts I-IV est donc un disque étrange, qui s'insinue depuis déjà pas mal de temps dans mon quotidien, et dont je n'ai pas fini de percer les mystères.

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Published by Ben - dans freretoc
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commentaires

Saïd Mohamed 01/06/2008 22:25

Salut Benoit,je n'ai plus ton adresse mail.....