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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 10:58


"Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont vu les 31 Knots en concert, et les autres..." Tu l'as dit Clint ! Même si les gars de l'Oregon ne passent jamais à moins de deux heures de chez moi, même s'ils jouent toujours dans des salles aussi minuscules que leur talent est immense, je ne raterai jamais la moindre occasion de vivre un de leur concert. C'est toujours une expérience unique, qui laisse pantelant, lessivé mais heureux, avec l'impression d'être chanceux. Chanceux de croiser la route d'artistes comme eux, chanceux de connaître ce trésor caché, confidentiel, chanceux enfin de pouvoir écouter cette musique géniale qu'eux seuls savent jouer.

Alors c'est le sourire aux lèvres et le sang bouillonant qu'on approche de la Barakason, jolie petite salle en banlieue de Nantes. On n'a pas les places, ma belle et moi, mais on ne panique pas, comme je l'ai déjà dit, 31 Knots est un groupe absolument inconnu, il y aura des places. Arrivés en avance on prend deux billets et la demoiselle de la Barakason nous indique un coin sympa pour tuer les quelques deux heures avant le début du concert. On se retrouve au bord de la Loire dans un petit quartier tranquille, avec quelques bars sympas et un bon resto italien. La soirée s'annonce bien.

Après de délicieuses pastas aux noix de Saint-Jacques (eh oui on ne se refuse rien), on file de nouveau à la salle, prêt à s'en prendre plein les oreilles avec Joe Haege et sa bande. Comme souvent la première partie est anecdotique, un trio français qui tente vainement de faire du rock sous influence PJ Harvey, la sauce ne prend pas, pas grave, on n'est pas là pour eux.

Puis enfin, ils débarquent, installent le matos, et pendant un instant une vague de terreur remplit les yeux du trio : un truc semble sérieusement clocher... Deux secondes après, le soulagement sera à la hauteur de la trouille qu'ils ont eu (probablement un câble défectueux...). Résultat : alors que j'ai vraiment eu l'impression qu'il y allait avoir un gros couac et eux aussi, les voilà plus remontés que jamais ! Deux minutes plus tard, l'intro dévastatrice de City of dust résonne dans la salle, et rapidement on entre en transe.

Même si le concert du Havre gardera toujours une place à part pour moi, celui de Nantes aura été meilleur. Les nouveaux morceaux sont fabuleux en live (dommage qu'ils n'en aient pas joués plus), et les enchaînements sont encore plus fluides, plus travaillés. Joe Haege chante de mieux en mieux, et d'une manière générale ces mecs sont désormais hors catégorie : des extra-terrestres. Le concert aura été d'une intensité à couper le souffle, entre messe païenne et Orwell, visions apocalyptiques et lyrisme. Les gaillards ont maintenant une sacrée discographie et c'est avec une vraie science du dosage qu'ils piochent dans leurs eps et leurs trois derniers albums. Comme d'habitude, Chain reaction sera jouée, et comme d'hab', elle renversera tout sur son passage.
La mise en scène du concert, elle aussi, a gagné en fluidité, elle est encore plus travaillée, tout en donnant l'impression de naître devant nous, d'être totalement improvisée...

Le public de 31 Knots est aussi hétérogène que leur musique, on y croise pas mal de gens qui ne se seraient jamais vus ailleurs, et c'est tant mieux. Ce soir à Nantes, tout le monde regardait dans la même direction, hypnotisé, fasciné par ce trio hors du commun.

Le plus beau dans l'affaire, c'est que je suis sûr, désormais, que ces gars ne feront que se bonifier sur disque et en concert... et dire que Joe Haege a déjà huit nouveaux morceaux dans sa tête, prêts à nous enflammer d'ici pas tard... 31 Knots rules !

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Published by Ben - dans freretoc
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