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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:40

 


 
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:33

 


 
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 14:51

ray-manzarek.jpg

 

Il y a des moments qui infléchissent le cours de votre existence, qui vous font sentir plus vivant, qui vous marquent, qui ouvrent des perspectives nouvelles. A 12 ans, j'ai écouté Light my fire des Doors, et ça a été un de ces moments. Tout était là : la voix de Morrison, la batterie démente de Densmore, le fantastique jeu de guitare  de Robby Krieger et l'orgue de Ray Manzarek. J'ai dû avoir une réaction chimique à cette alchimie entre ces quatre musiciens et j'ai écouté en boucle ce moreau des dizaines de fois, en sautant sur mon lit. Et les Doors ne m'ont plus quitté.

 

La dernière fois que j'ai entendu Manzarek, c'était sur Inter, pour une interview. Il était parfait, souvent hilare, et pourtant posé. Il parlait des Doors, de son amour pour Morrison, de drogues (il conseillait d'ailleurs aux auditeurs de prendre du LSD, le mec d'inter a failli faire une crise et s'est empressé d'ajouter un piteux "ces propos n'engagent que vous", ce à quoi Manzarek a répondu mi-hilare, mi ahuri : "quoi ? on est en France, je peux dire ce que je veux, non ?". Non. Les temps ont bien changé. En tout cas, il était détendu, très heureux et dégageait une simplicité  et une humilité très touchantes, pour un type qui a créé un son aussi pur et immédiatement identifiable.

 

Merci pour la musique.

 

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 14:41

Stupeur à l'annonce du décès de James Gandolfini. Immense acteur, qui restera à son corps défendant associé au personnage de Tony Soprano... Mais quel personnage ! Il avait su l'incarner dans toute son humanité, sa complexité, jusqu'à la moelle, jusqu'à l'essence même d'une vie, d'un caractère... et ça a été fabuleux pendant 6 saisons et 86 heures. Et ça a révolutionné la télé.

 

Salute.

 

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:51

 


 
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 15:27

big-star-keep-eye-sky.jpg

 

Il ne faut pas trop se fier à l'image choisie pour la pochette de ce coffret (4 cd, les trois albums studio du groupe, complétés par des démos et des raretés, et un live). L'histoire de Big Star ne ressemble pas vraiment à ça, à ces quatre types souriant devant la maison familiale gorgée de soleil, dans un coin de Memphis. Alex Chilton (le premier en partant de la droite) et Chris Bell (à sa droite) furent les têtes pensantes de ce groupe, au moin sur "#1 record" le bien nommé. Le premier s'enfonça dans la dépendance, écrivant des chansons toujours plus sombres et intenses, le second se tuera rapidement au volant de sa voiture, alors qu'il avait déjà quitté le navire Big Star après l'échec (commercial et non artistique) du premier album. Sur cette photographie, quatre jeunes musiciens fascinés par les Beatles, Led Zep, les Kinks, posent, persuadés que l'avenir leur réserve le meilleur. Mais à l'époque et malgré un premier album en tous points impeccable (production, harmonie vocale, inspiration, mélodies), le public ne répondra pas présent. Un condensé de malchance, de poisse, suivra le groupe. Des histoires de distribution, de label... Big Star n'aura pas le succès que ses membres escomptaient. Un, plus que les autres en souffrira : le fragile Chris Bell, qui y croyait dur comme fer, à son groupe, à son talent, à sa musique.

 

Alex Chilton, désormais seul maître à bord, enregistrera Radio city, deuxième album du groupe, qui sera lui aussi un échec. Puis Third/sister lovers, qui ne sera distribué que quatre ans après son enregistrement, personne ne voulant d'une musique aussi forte émotionellement. Et ce fut la fin de Big Star. Enfin, c'était sans compter sur la ténacité et la patience de fans inconditionnels, à jamais marqués par les chansons du groupe. Un culte naquit, grandit et finit par exploser. Le groupe devint culte (le mot ici n'est pas galvaudé) et on se retrouve avec un coffret en bonne et due forme, couvrant toute la carrière du groupe à l'exception d'un album de reformation) en 2009, soit presque 40 ans après les faits, et un superbe livret.

 

A l'écoute de leur musique, on comprend aisément comment un culte aussi long a pu naître. Les chansons sont des bijoux.  Elles sont la quintessence de tous les styles qu'elles revisitent (le glam, parfois, le hard-rock façon Led Zep et surtout la pop façon Beatles) mais elles dépassent la simple citation ou l'allégeance et s'ancrent dans le Memphis, Tennessee, les faisant scintiller d'un éclat qu'aucunes de leurs influences plutôt anglaises n'avaient. Big Star est un groupe américain, et plus encore un groupe du sud. Cela s'entend immédiatement. Leur musique est irriguée par l'héritage de la musique américaine, et c'est dans les studios du jeune label Ardent, sous la férule de John Fry, que les quatre de Big Star façonneront ce mélange inédit entre la pop, le hard rock et le glam anglais et la moiteur du Mississippi.

 

Mais reprenons du début. Le premier album, c'est l'adolescence, mais pas nécessairement l'insouciance. Les mélodies et harmonies vocales sont magnifiques, dignes des Beatles, qui eux ont déjà tout fait : révolutionner la musique, les mentalités et tchao on se sépare. En 1972, tout ça est bien terminé, et Big Star a du en être victime : "encore un de ces groupes qui sonnent comme les Beatles". Bien sûr, c'était beaucoup plus compliqué. Déjà, derrière le sucre pop s'immiscaient torpeur, peur du vide et de la vacuité de l'existence : "the same old things, we did last week" gueule Chilton sur The streets. Arpenter les rues en bagnole, et refaire sempiternellement les mêmes choses. Le salut passe évidemment par l'amour, romantique à-la-vie-à-la-mort ça va de soi. Alors Chilton dégaine Thirteen et c'est bouleversant : "honey let me walk you home from school..." tout en sachant qu'il y a peu de chance que ça marche "if it's no well let me know, if it's no well i can go". 

 

 


 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 20:34

 

Je lis les Cahiers du cinéma depuis peut-être deux ans maintenant, surtout parce qu'ils me donnent à voir des films que je n'ai plus le temps de voir. Les lire, c'est vraiment comme être au cinéma.

 

Et puis, ils n'ont pas oublié ce qu'éditorial veut dire, ni ce que ligne éditorial veut dire. En témoigne les éditos toujours excellents de Stéphane Delorme, dont je vous livre un large extrait du dernier en date :

 

" Il y a des idées qui pèsent comme par exemple celle de la « diversité ». Leurre grâce auquel on se rassure à bon compte, à coup de pourcentages : les « petits » films ont aussi leur part, une « petite » part, comme il se doit. Le cinéma d’auteur est toujours dans la « clause de diversité », dans l’exception, dans l’annexe, dans la marge, dans la catégorie, insultante, des films « difficiles ». Comme si un film réalisé par un cinéaste qui a quelque chose à dire ne pouvait pas toucher le plus grand nombre. En quoi un film d’auteur est-il difficile ? En quoi des films généreux, enthousiastes, sensibles, parlant de notre vie, même si ce sont des premiers films, même si ce sont de petits films, ne pourraient-ils pas intéresser tout le monde ? Pourquoi ces films ne sont-ils pas en prime time à la télévision, et pourquoi ne sont-ils pas en compétition à Cannes ?


Car finalement la même chose est en jeu : la question des cases. Chacun sa place. Petit bassin pour les jeunes et les fauchés, grand bassin pour les confirmés et les bien lotis. Seconde classe et classe premium. Mais comment ne pas voir que cela dénote surtout un manque d’imagination ? Que c’est J’ai tué ma mère de Xavier Dolan qui doit être en classe premium avec une Palme d’or à la clé (pourquoi pas ?) et le dimanche soir à 20 h 30, parce que le lendemain tout le monde en parle. Si les gens dorment devant leur télé, c’est parce qu’on ne leur donne rien à voir. Le public veut des films qui marquent, qui divisent, qui existent. Le cinéma est fait pour faire parler. On nous répond qu’il faut un film « familial » à 20 h 30, mais les films dont on parlera en famille, ce sont précisément J’ai tué ma mère ou My Little Princess, parce que, là, il y a des choses à dire. "

 

Et je leur sais gré d'avoir défendu mordicus le plus beau film de 2012, Holy Motors de Léos Carax.

 

 


 
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 20:30

http://www.projectbluefoot.com/wp-content/uploads/2009/06/erinpatton-mosdef.jpg

Black on both sides brille d'un éclat rare, et est guidé par une intelligence toujours en éveil, prête à accueillir des sonorités au spectre incroyablement large (soul, hip hop, jazz, rock). Cet éclat qui frappe l'oreille et la rétine (nombreuses images apparaissent à l'écoute - Brooklyn écrasé de chaleur, un métro urbain déserté...) provient d'un agencement millimétré de samples précis, terriblement évocateurs (la guitare solitaire et mélancolique de Speed law doublée par un clavier fantômatique), et du sens inné de Mos Def de capturer sa vie, de l'encapsuler en musique.

 

Plein comme un oeuf, cet album ne souffre pourtant d'aucune longueur, d'aucune faiblesse. Chaque morceau fourmille de détails qui ne demandent qu'à être découverts à chaque nouvelle écoute, formant ainsi une mosaïque incroyablement fine et qui, une fois le disque connu intimement, forme un tout absolument fascinant et cohérent.

 

Le début du disque est placé sous le signe du tribal, de la recherche rythmique et, bien sûr, puisqu'on est dans un disque hip hop, du "crew" et de Brooklyn, le quartier de Mos Def. Puis très vite intervient un clavier vintage du plus bel effet, et le mélange prend : synthèse parfaite entre le flot de Mos Def, le groove tribal, la soul et le jazz.

 

Mos Def invente le hip hop onirique, ses samples agissent comme de l'impressionnisme, par petites touches (la basse soyeuse, ronde, les claviers jazzy qui s'enroulent sur la merveille qu'est Umi says).Mos Def cherche et invente en permanence sur ce disque.

 

 


 

Autre sommet : Rock n' roll. Morceau ahurissant qui commence par un Mos Def au ton posé, murmurant l'histoire de ses parents (I am, yes i am the descendant of the builders of your streets), l'atmosphère est sombre, tendue, et Mos Def de balancer ses paroles incroyables :

 

I said, Elvis Presley ain't got no soul (huh)
Chuck Berry is rock and roll (damn right)
You may dig on the Rolling Stones
But they ain't come up with that style on they own (uh-uh)

 

et puis la tension éclate en punk abrasif, littéralement hurlé jusqu'à extinction des cordes vocales. Uppercut dont je ne me suis pas encore remis.

 

Black on both sides, en effet, mais il y a quand même de la lumière, et la puissance du disque est de la faire jaillir, Mos Def nous fait voir ce que c'est que la lumière qui traverse Brooklyn, l'après-midi.

 

Cet album est hallucinant de maîtrise et d'intelligence. Il contient des morceaux tubesques (New world water, par exemple, qui est en plus un brulôt politique sur l'eau et sa privatisation), et des chansons magnifiques (Umi says, mais pas seulement), il contient de la soul, un flot hip hop fabuleux, du jazz.... Un disque-somme, un chef-d'oeuvre, assurément. Thanks, Mos.

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 21:08

 

"Une nation s'éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares ;

la décadence est la mort de la trompette."

Cioran

 

Fin de la première saison de Treme pour moi. Et des confirmations en pagaille : Treme n'est pas la meilleure série du monde (elle ne cherche pas à l'être, c'est pas Madmen), mais Treme est bien plus que ça : la plus belle, la plus touchante, la plus intelligente et sensible des séries.

 

Chaque épisode m'a bouleversé, à un moment ou un autre. N'importe quel acteur qui apparaît à l'écran ne serait-ce que 20 secondes semble touché par la grâce. Comme au début de l'épisode 8 où l'on voit des musiciens de rue, et la ferveur, la joie simple des gens qui écoutent et sont gagnés par la musique, un type s'approche à la fin du morceau, remercie les musiciens et commence à dire qu'il est revenu pour Mardi gras, puis fond en larmes en racontant ce qu'il a vécu pendant l'ouragan... Scène absolument bouleversante, qui laisse la gorge nouée. Je n'ai pas retrouvé cette scène sur youtube, dommage.

 

Les acteurs et actrices de la série jouent tous avec une subtilité démente leur personnage, et même les personnages très secondaires comme le doux Jacques, l'aide cuistot de Janette Desautel, ne rate jamais une scène, un geste, un regard.

 

Finalement, cette série ne parle que de transmission : le père et le fils qui se chicanent sur le jazz mais qui jouent ensemble l'un à la contrebasse, l'autre à la trompette, le prof qui aime plus que tout sa ville, sa Nouvelle Orléans, et qui essaie de transmettre cet amour, le fan japonais, complètement dingue du jazz new orleans et qui va acheter un trombone à Antoine Batiste, afin que tout cela perdure... Encore une fois, c'est la musique et son pouvoir absolu qui relie toutes choses à la Nouvelle Orléans, les vivants et les morts (il n'est pas rare qu'un mort ait demandé une fanfare pour son enterrement) les indiens et les noirs, les cubains et les blancs... Et c'est pour cet héritage musical que les gens se battent. Chaque épisode sait prendre le temps qu'il faut pour suivre et faire comprendre cette ville, ses habitants, cet amour profond de la musique, et la putain de condition humaine.

 

Chaque épisode est une merveille, cette série est une bénédiction.

 

 


 

 

 

Allez, buena sera senorita, kiss me goodnight. 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 21:53
Bon, pour mon anniversaire j'ai eu pas mal de trucs vraiment cool. Et cerise sur le gâteau, j'ai eu, pile poil le jour, la visite de deux témoins de Jéhovah. Classe : deux vraies bigotes visiblement très limitées intellectuellement. Bref, elles m'ont refilé un magnifique flyer sur Jésus, dessiné genre gendre idéal, même la barbe était chiadée. Et ça m'a rappelé l'importance du prosélytisme.

Donc : frame est une émission de radio concoctée par deux jeunes mariés, et qui, tout comme Jésus, font partie de mes amis. C'est excellent, c'est rythmé, drôle, le générique est addictif, bref, c'est cool.

Un exemple :

http://soundcloud.com/frame01/frame-16-leave-the-gun-take

Et un autre :

http://soundcloud.com/frame01/frame-14-shoot-the-hostage

Amen
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