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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 17:10

Soline est née le 25 octobre, sous de très bons auspices musicaux !

 

Elle a pu entendre les Kinks (et accessoirement une des plus belles chansons pop qui soit) Waterloo Sunset :

 

 

 

  Et aussi Billie Holiday, Strange fruit. La classe.

 

 


 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:50

 


 

Histoire aussi d'annoncer le retour imminent des disques qui changent la vie, avec Mos Def en vedette. Et les Smiths. Et Big Star...

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:47

Après le film de chevet, les morceaux. Là encore, moi qui ne suis pas du tout adepte de ces listes souvent restrictives, et qui me font flipper par leur côté définitif, je suis tombé sur ce site Ten songs that saved your life (mis en lien), et j'ai été frappé par sa simplicité et son nom. La musique m'a sauvé de maintes façons, mais toujours avec force et en laissant une empreinte indélébile dans mon cerveau et dans mon corps, au point d'entendre le morceau en rêve, des années après, ou de me souvenir de la moindre note, du moindre mot. Encore une fois, pas de connerie d'île déserte, mais des morceaux qui m'ont sauvé, qui ont fait partir ma vie dans une autre direction, qui m'ont réchauffé l'âme au bon moment.

 

1. Folsom prison blues de Johnny Cash

2. Light my fire des Doors

3. In paradisum de G. Fauré

4. Don't think twice de Bob Dylan

5. A life less ordinary de Ash

6. Unwind de Sonic Youth

7. My favourite thing de John Coltrane

8. Now my heart is full de Morrissey

9. Partita  II BWV 1004 de J. S. Bach

10. Big black car de Big Star

 

En espérant avoir plus de succès qu'avec le film de chevet : et vous, 10 morceaux qui ont changé votre vie ?

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 21:19

Difficile, tous ces trucs un peu bêtes du style "ton album d'île déserte", mais le coup du film de chevet... enfin un chevet c'est plus tentant qu'une île déserte, non ?

 

Ce qui m'a plu quand j'ai entendu ça à la radio (ils avaient demandé à pas mal de monde leur film de chevet), c'est que je n'ai eu aucun mal à me décider. Absolument aucun. Arizona dream s'est imposé tout de suite. C'est vraiment mon film de chevet, celui que je pourrais revoir et revoir et revoir encore. Parce que c'est une ode aux doux-dingues, au cinéma, à l'histoire du cinéma, parce qu'il est drôle, burlesque, terriblement émouvant, parce que ça crie, ça baise, ça bouffe, ça boit, ça chante, ça essaye de s'envoler avec des bouts de ficelle. Parce que Jerry Lewis, parce que Django Reinhardt, parce que Johnny Depp y fait la poule, parce que Lily Taylor... Parce que Vincent Gallo qui chante le début d'Happiness is a warm gun c'est magnifique. Parce que ça déborde de tout sans jamais être indigeste, parce que c'est du pur cinéma. Allez, vous êtes invités à table :

 

 

Et vous, quel est votre film de chevet ?

 
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 22:43

 


Tombé dessus par hasard, un live complet des Smiths, peu avant qu'ils ne sortent The queen is dead. Enorme émotion de voir Morrissey si beau, si charismatique, et Johnny Marr, guitariste au jeu inégalable d'élégance, de richesse, de les voir tous les deux, livrer une musique si intense. Quel couple parfait, quand on y songe. Ca dépasse la simple amitié, ou l'admiration réciproque, c'est autre chose, de plus profond, de plus tranchant aussi, ça doit être de l'amour, une forme d'amour, scellé par et autour de la musique.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 14:34

 

 

 


 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 20:29

http://2.bp.blogspot.com/-vRFP6ljRYL0/TzuCWn4BH6I/AAAAAAAAFKM/d3Rb6J1mJqk/s1600/6a00d83452063969e20168e5f79536970c-500wi.jpg

 

Joseph Arthur est un type que je suis depuis ses débuts, depuis Big City secrets, son premier album, alors qu'il était chez Realworld et sous la protection de Peter Gabriel. 15 ans plus tard, c'est encore une histoire de ville qu'il nous offre (littéralement puisque Redemption city, son nouveau double-album est téléchargeable gratuitement sur son site). Mais pour ce nouveau disque, Joseph retrouve une grâce, un lyrisme qu'il avait un peu perdu en chemin. Les mots se bousculent dans un chanté-parlé hallucinant, parfois proche du hip-hop, et les fulgurances poétiques sont légions : I feel like an old piece of wood floating on the Hudson / I may have a purpose, but it's mysterious to me : pure poésie.Ou encore sur la très Lou Reedienne I miss the zoo : I miss the simplicity of addiction and the scene. Les mots coulent, s'entrechoquent et font comprendre très rapidement qu'il se passe quelque chose, une urgence à dire, une urgence à vivre.

 

La musique, il l'a enregistrée seul, il a tout joué, tout chanté, et c'est absolument dingue. Les ambiances oniriques, nocturnes donnent des morceaux fantastiques. On sent qu'il a traîné ses guêtres avec Dulli, et parfois j'ai eu l'impression d'entendre une chute de studio de Perry Farrell  comme dans Mother of exiles avec son groove pernicieux. Joseph Arthur a soigné les ambiances, enfilé son costume bleu nuit (Night clothes hallucinante déambulation nocturne dans la chaleur d'une mégalopole, toujours avec cette diction fabuleuse, et ses éclats poétiques voices and echoes, turning to noise, the soundtrack of chaos) et a trouvé un équilibre entre expérimentations électroniques, coulée de mots inarrêtable, et refrains aériens, avec sa voix démultipliée dans les aigus.  

 

Sa musique plane désormais très haut, elle s'impose par ses mélodies, cette lave en fusion de mots, son honnêteté. Et Joseph Arthur de redevenir cet artiste fascinant, total, d'une liberté folle, qui continue de chercher (It takes a lot of time to live in the moment), de crier, de cauchemarder, de s'abîmer dans la fatigue (l'entêtant instru Sleepless), de créer des sons, des images fortes, des choeurs magnifiques d'impalpable. Y a-t-il pour lui, au bout du chemin, la rédemption ? Qui sait ? En tout cas, franchissez les portes de cette Redemption city, vous y trouverez des cauchemars, des bruissements, des éclats, vous y trouverez des réponses, et plus encore des questions, des guitares qui dansent le sabbat avec des machines électroniques, vous y trouverez parfois de l'apaisement, mais surtout l'électricité d'une ville un soir d'été, sa moiteur, son rythme effrené. Vous vous y sentirez fleuve fainéant, Hudson ou Mississippi baloté sans but. Et quel autre disque en ce moment vous offrirait tout ça ?

 

 


 

 


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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:00

L'art de la mélodie Wilsonienne éclate dans ce Don't worry baby, en équilibre entre une mélancolie sourde et un optimisme ensoleillé de façade, et un pont instrumental surf (histoire de faire plaisir à la maison de disque et de faire esquisser une danse ridicule à ce crétin de Mike Love). Morceau magnifique qui porte en lui l'avenir des Beach Boys et de Wilson : une musique de plus en plus mélancolique, et des harmonies vocales traquant la fin de la jeunesse. Et que dire de la vidéo ? Ou comment voir en direct un naufragé, pressuré à mort et envoyé au front. Non mais quand même faut être aveugle pour ne pas voir que Brian Wilson est déjà à côté de ses pompes, que le surf est loin, que la parano le gagne. Il se tient là, le plus grand, le plus pataud, au milieu des frères, du cousin et Jardine, le regard fuyant sans cesse... Don't worry, tu parles... 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:16

http://www.goutemesdisques.com/uploads/pics/beastie-boys_01.jpg

Immense tristesse à l'annonce du décès d'Adam Yauch. Les Beastie Boys m'accompagnent depuis si longtemps... Après avoir vu les Flaming Lips, Tricky, Dylan, les Pumpkins... les Beastie étaient sur ma route, je brûlais de les voir sur scène. Rendez-vous manqué. Immense tristesse et sérieux coup de froid : avec ses potes, il incarnait tant de choses en tous points nobles : connaissance intime et profonde de la musique (sa passion pour le Tibet a amené des sons passionnants chez les Beastie), second degré flamboyant, débarrassé de tout ego, insouciance et jeunesse éternelle. Merde, le temps ne semblait avoir aucune prise...

 

Saleté de crabe.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 14:45

Un extrait de L'adolescent de Dostoîevski.

 

" - Je pense que tout cela se passera de la façon la plus ordinaire. Tout bonnement, tous les Etats, malgré l'équilibre des budgets et "l'absence de déficit", seront un beau matin définitivement enferrés et tous jusqu'au dernier se refuseront de payer, pour se rénover ensuite, tous jusqu'au dernier, dans une banqueroute universelle. Cependant tous les éléments conservateurs du monde entier s'y opposeront, car ce sont eux qui seront actionnaires et créanciers et ils ne voudront pas admettre la faillite. Alors il se produira naturellement une espèce d'oxydation générale ; ensuite tous ceux qui n'ont jamais eu d'actions et qui n'ont jamais rien eu en général, c'est-à-dire tous les mendiants, refuseront naturellement de participer à l'oxydation... Ce sera la bataille, et après septante-sept défaites, les mendiants anéantiront les actionnaires, leur enlèveront leurs actions et s'installeront à leur place, comme actionnaires aussi, s'entend. Peut-être qu'ils diront quelque chose de nouveau, peut-être aussi que non. Le plus probable est qu'ils feront aussi faillite. Ensuite, mon ami, je suis incapable de lire plus loin dans les destinées qui transformeront la face de ce monde. D'ailleurs, regarde dans l'Apocalypse..."

 

Ecrit au XIX e siècle...

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