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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 14:34

 

 

 


 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 20:29

http://2.bp.blogspot.com/-vRFP6ljRYL0/TzuCWn4BH6I/AAAAAAAAFKM/d3Rb6J1mJqk/s1600/6a00d83452063969e20168e5f79536970c-500wi.jpg

 

Joseph Arthur est un type que je suis depuis ses débuts, depuis Big City secrets, son premier album, alors qu'il était chez Realworld et sous la protection de Peter Gabriel. 15 ans plus tard, c'est encore une histoire de ville qu'il nous offre (littéralement puisque Redemption city, son nouveau double-album est téléchargeable gratuitement sur son site). Mais pour ce nouveau disque, Joseph retrouve une grâce, un lyrisme qu'il avait un peu perdu en chemin. Les mots se bousculent dans un chanté-parlé hallucinant, parfois proche du hip-hop, et les fulgurances poétiques sont légions : I feel like an old piece of wood floating on the Hudson / I may have a purpose, but it's mysterious to me : pure poésie.Ou encore sur la très Lou Reedienne I miss the zoo : I miss the simplicity of addiction and the scene. Les mots coulent, s'entrechoquent et font comprendre très rapidement qu'il se passe quelque chose, une urgence à dire, une urgence à vivre.

 

La musique, il l'a enregistrée seul, il a tout joué, tout chanté, et c'est absolument dingue. Les ambiances oniriques, nocturnes donnent des morceaux fantastiques. On sent qu'il a traîné ses guêtres avec Dulli, et parfois j'ai eu l'impression d'entendre une chute de studio de Perry Farrell  comme dans Mother of exiles avec son groove pernicieux. Joseph Arthur a soigné les ambiances, enfilé son costume bleu nuit (Night clothes hallucinante déambulation nocturne dans la chaleur d'une mégalopole, toujours avec cette diction fabuleuse, et ses éclats poétiques voices and echoes, turning to noise, the soundtrack of chaos) et a trouvé un équilibre entre expérimentations électroniques, coulée de mots inarrêtable, et refrains aériens, avec sa voix démultipliée dans les aigus.  

 

Sa musique plane désormais très haut, elle s'impose par ses mélodies, cette lave en fusion de mots, son honnêteté. Et Joseph Arthur de redevenir cet artiste fascinant, total, d'une liberté folle, qui continue de chercher (It takes a lot of time to live in the moment), de crier, de cauchemarder, de s'abîmer dans la fatigue (l'entêtant instru Sleepless), de créer des sons, des images fortes, des choeurs magnifiques d'impalpable. Y a-t-il pour lui, au bout du chemin, la rédemption ? Qui sait ? En tout cas, franchissez les portes de cette Redemption city, vous y trouverez des cauchemars, des bruissements, des éclats, vous y trouverez des réponses, et plus encore des questions, des guitares qui dansent le sabbat avec des machines électroniques, vous y trouverez parfois de l'apaisement, mais surtout l'électricité d'une ville un soir d'été, sa moiteur, son rythme effrené. Vous vous y sentirez fleuve fainéant, Hudson ou Mississippi baloté sans but. Et quel autre disque en ce moment vous offrirait tout ça ?

 

 


 

 


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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:00

L'art de la mélodie Wilsonienne éclate dans ce Don't worry baby, en équilibre entre une mélancolie sourde et un optimisme ensoleillé de façade, et un pont instrumental surf (histoire de faire plaisir à la maison de disque et de faire esquisser une danse ridicule à ce crétin de Mike Love). Morceau magnifique qui porte en lui l'avenir des Beach Boys et de Wilson : une musique de plus en plus mélancolique, et des harmonies vocales traquant la fin de la jeunesse. Et que dire de la vidéo ? Ou comment voir en direct un naufragé, pressuré à mort et envoyé au front. Non mais quand même faut être aveugle pour ne pas voir que Brian Wilson est déjà à côté de ses pompes, que le surf est loin, que la parano le gagne. Il se tient là, le plus grand, le plus pataud, au milieu des frères, du cousin et Jardine, le regard fuyant sans cesse... Don't worry, tu parles... 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:16

http://www.goutemesdisques.com/uploads/pics/beastie-boys_01.jpg

Immense tristesse à l'annonce du décès d'Adam Yauch. Les Beastie Boys m'accompagnent depuis si longtemps... Après avoir vu les Flaming Lips, Tricky, Dylan, les Pumpkins... les Beastie étaient sur ma route, je brûlais de les voir sur scène. Rendez-vous manqué. Immense tristesse et sérieux coup de froid : avec ses potes, il incarnait tant de choses en tous points nobles : connaissance intime et profonde de la musique (sa passion pour le Tibet a amené des sons passionnants chez les Beastie), second degré flamboyant, débarrassé de tout ego, insouciance et jeunesse éternelle. Merde, le temps ne semblait avoir aucune prise...

 

Saleté de crabe.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 14:45

Un extrait de L'adolescent de Dostoîevski.

 

" - Je pense que tout cela se passera de la façon la plus ordinaire. Tout bonnement, tous les Etats, malgré l'équilibre des budgets et "l'absence de déficit", seront un beau matin définitivement enferrés et tous jusqu'au dernier se refuseront de payer, pour se rénover ensuite, tous jusqu'au dernier, dans une banqueroute universelle. Cependant tous les éléments conservateurs du monde entier s'y opposeront, car ce sont eux qui seront actionnaires et créanciers et ils ne voudront pas admettre la faillite. Alors il se produira naturellement une espèce d'oxydation générale ; ensuite tous ceux qui n'ont jamais eu d'actions et qui n'ont jamais rien eu en général, c'est-à-dire tous les mendiants, refuseront naturellement de participer à l'oxydation... Ce sera la bataille, et après septante-sept défaites, les mendiants anéantiront les actionnaires, leur enlèveront leurs actions et s'installeront à leur place, comme actionnaires aussi, s'entend. Peut-être qu'ils diront quelque chose de nouveau, peut-être aussi que non. Le plus probable est qu'ils feront aussi faillite. Ensuite, mon ami, je suis incapable de lire plus loin dans les destinées qui transformeront la face de ce monde. D'ailleurs, regarde dans l'Apocalypse..."

 

Ecrit au XIX e siècle...

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 14:50

  soundharmonyx.jpg

 

Ah les vacances permettent de voir du pays et du monde ! J'ai donc revu le Bobo cet été, membre éminent de The sound Harmonyx, sosie officieux de Thomas Dutronc, ce qui m'a donné envie de me replonger dans leur Green field, un huit titres enregistré-mixé par leur soin, ne contenant que des compos. Et le moins que je puisse en dire c'est que c'est du bon, voire du très bon et ce malgré la production disons hasardeuse. On sent une foi en la chose rock, organique, qui fait plaisir à entendre, et les bougres ont digéré un paquet d'influences. Il suffit d'écouter au détour d'un morceau un solo dédoublé de guitare et bing Oasis circa 1995, puis une guitare morveuse, et une autre en mode solo et on a l'impression que les Libertines jouent encore. On sent aussi le grunge, bien-sûr, mais surtout la volonté de jouer un rock pastoral, Neil Youngesque, la photo de pochette prise dans les champs en dit long. Mais le plus impressionnant reste la qualité intrinsèque des morceaux au-delà de la maîtrise technique, des structures, de la maturité qui s'en dégage et encore une fois de la facilité avec laquelle ils se glissent dans n'importe quel genre. Il y a le truc en plus qui fait que chaque morceau n'est pas qu'une copie chiadée d'élèves consciencieux et assidus aux cours de Rock n roll, mais  a quelque chose à dire.

 

Un disque qui met des étoiles dans les yeux (I don't know why), qui fait taper du pied et bouger la tête (Two years ago et sa guitare sautillante), qui rappelle le début des années 90 (le grunge, la brit pop . Un disque qui annonce (annonçait) de belles choses et que je réécoute très souvent.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 14:46

 

 

  Il y a quelques jours, Primal Scream rejouait Screamadelica à Hyères. Je n'y étais pas, mais ça devait ressembler à ça !

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 14:01

 

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 20:59

 


 

I'll take care of you est une chanson magnifique qui compte parmi mes préférées, une chanson comme un ultime sursaut, écrite simplement par un type qui en a pris plein la tronche (i know what you've been through) et qui veut croire encore qu'il peut aimer, qu'il peut surtout se rendre utile. Un crève-coeur ce morceau, on sent quand même que tout est cassé... Gil Scott Heron en a livré une sublime version dans son dernier album, il est mort samedi.

 

Un autre titre emblématique de cet artiste prend une résonnance toute particulière depuis les printemps révolutionnaires : The revolution will not be televised. RIP Gil Scott Heron.

 

 


 
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:44

facebook.jpg

 

Je n'ai pas de compte facebook. Pas par hostilité, mais simplement parce que j'ai peur de devenir beaucoup trop dépendant de ce réseau. Je ne sais pas si facebook a réellement changé le monde, après tout, les gens continueraient à se prévoir des sorties au ciné, les tunisiens auraient tout de même dégagé leur dictateur (peut-être moins rapidement), la cooptation existait avant... C'est un outil génial, rapide, qui correspond à un besoin viscéral de sociabilisation. Mais ça reste un outil et ça ne change pas fondamentalement les consciences ou les comportements.

 

Avec The social network, l'histoire de la fondation de Facebook et des procès qui en découlèrent, David Fincher poursuit à la fois ses obsessions personnelles et son travail de mise en scène. Comme dans Fight club il choisit pour personnage principal un type assez fade (Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook), étudiant à Harvard, et l'affuble d'un double plus haut en couleur (Sean Parker, fondateur de Napster). Comme dans Zodiac et plus encore dans Benjamin Button il met en scène d'une manière fluide, discrète, classique à l'extrême. Presque classieuse. Le film entier se déroule dans des bureaux feutrés d'avocats et à la prestigieuse Harvard. La lumière est parfaite, les dialogues aussi, les acteurs sont excellents. Pourtant je suis resté un peu à l'extérieur de ce film. Fincher n'y fait pourtant pas étalage de sa virtuosité technique comme il a pu le faire autrefois avec Fight club ou The Game, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir une forme d'ostentation. Comme si chaque plan, chaque ellipse, chaque dialogue non pas vous gueulait "regarde à quel point je suis doué", mais vous le murmurait de façon pernicieuse. Le film se ballade aisément dans de multiples genres (en évitant soigneusement le biopic - on ne sait rien de l'enfance de Zuckerberg par exemple, on sait seulement qu'il a une soif irrépressible d'intégrer des cercles censés lui être fermés). Ainsi, on a droit au film d'affaires : avocats, petites phrases, rebondissement juridique, mais là aussi Fincher évite soigneusement le film de procès, et tout ce qui en découle (vu et revu), on a droit au film de campus, et là je ne sais toujours pas si Fincher est fasciné par ses blancs qui pensent être (ou devoir être) les maîtres du monde, comme dans Fight club  (la compétition, la communauté du club, les codes viriles, les bizutages), ou s'il les dénonce. C'est gênant tout de même.

 

Que Fincher soit doué ça ne fait aucun doute, qu'il soit capable de grands films, non plus. Benjamin Button avait tout pour séduire : c'est extrêmement bien fichu, c'est épique, bigger than life comme ils disent, et souvent émouvant. C'est Hollywood dans toute sa splendeur, ça ne nous apprend rien, ça n'a pas de grandes idées (ni sur la vie en général, ni de mise en scène) mais ça vous embarque parce qu'encore une fois, tout y est impeccable. Mais avec The social network, les ingrédients semblent être les mêmes, mais il ne dégage rien. On retrouve la patte Fincher (assez paradoxalement d'ailleurs car plus il s'éloigne de l'esbrouffe de ses débuts pour rentrer dans un moule classique, plus on le reconnaît aisément) mais impossible d'éprouver quoi que ce soit devant ces personnages vides, rivés devant leur écran, ces situations déjà filmés, ces dialogues brillants mais vains, déjà entendus. La scène finale, et c'est le même cinéma que depuis Les quatre cent coups de Truffaut, ou Raging bull : le personnage que nous avons suivi tout du long lâché au même point de départ, prisonnier de ses obsessions... Fincher semble capable d'enchaîner à une vitesse affolante des films qui ont tout de classiques, mais qui ne font en rien avancer le langage cinématographique, ce qui n'est pas grave après tout, mais pire : qui ne touche plus. Le finalement très modeste destin de Button étant quand même bien plus émouvant que celui de Zuckerger.

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