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Orphans de Tom Waits


Tom Waits revient en grande forme. L'homme à la voix éraillée et au chapeau toujours vissé sur sa tête présente ses orphelins sur par moins de trois disques. En cinquante-quatre morceaux (!), il offre un panorama exhaustif et fascinant de son génie. Sur le premier cd, Brawlers, les morceaux sont des blues, sur Bawlers, le deuxième, il retrouve la veine d'Alice, enfin sur Bastards, c'est à un genre de cirque un peu déglingué qu'il nous convie. On retrouve ainsi, intact, tout l'univers de ce type franchement attachant avec ce nouvel album monumental.

Je dois avouer que la somme que représente ce disque m'a fait un peu peur. Comment aborder ces trois disques, ces plus de trois heures de musique ? Je me suis finalement intéressé au deuxième disque, après avoir écouté quatre morceaux de chacune des galettes, sur mon discman, dans un train pour Dijon. Non pas que les morceaux entendus sur le premier et le troisième m'ont paru moins bons - loin de là. C'est juste que sur Bawlers, j'ai retrouvé l'ambiance d'Alice, que je tiens pour un chef-d'oeuvre absolu. Le premier morceau est une merveille qui a juste un défaut : il ne dure qu'une minute et des poussières, c'est Bend down the branches et ça ressemble à un genre de mélodie qu'on pourrait chanter à des enfants, à noël : "close your eyes and go to sleep, bend down the branches". Puis Tom Waits enchaîne avec You can never hold back spring qui a un goût de pluie,
Long way home qui chaloupe tranquillement avec une basse bien ronde et un accordéon, et une ballade aux accents irlandais Widow's grove. Un piano dément, syncopé, ouvre Little drop of poison pendant que Tom Waits se demande si la terre n'est pas plutôt l'oeuvre du diable que celle de vous savez qui : "Did the devil make the world while God was sleeping ?".

Mais à quoi bon passer en revue tous les morceaux de ce Bawlers ? Il y en a vingt et quasi autant sur les deux autres cds. Et il n'y a rien à jeter. Le mieux est donc de les écouter. Il suffit juste de se laisser embarquer par ce type hors du commun, et de laisser les images défiler dans sa tête. Le voyage vaut vraiment le coup. Merci, Monsieur Tom Waits.
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B
à la vôtre ! ah tom waits....
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M
Efface mon post précédent steupl... l'alcool me fait faire des fautes ignobles. Sinon, cet aprem j'ai été à deux doigts d'exiger une note de ta part à propos de Tom Waits. Je n'ai pas eu à demander pour être exaucé... Ca c'est de la communion spirituelle mon pote. Bizarre vu que ni toi ni moi ne somme très spirituel ;-)
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M
Ce soir dans un apart du 3eme arrondissement de Paris :<br /> Trois hommes et une femmes se retrouve en toute amitié pour découvrir cet "Orphans" plus qu'alléchant. Au programme, Saint Emilion Grand Cru, fromages de toutes sortes... et le grand Tom Waits en fond sonore !!! <br /> I Scream, You Scream, We all Scream for Tom Waits !!!!<br />  <br /> (et merci encore pour le 45 tours, il est terrible)
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