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The Walkmen - You and Me


Etrange album que ce You and me de The Walkmen. Etrange et passionnant. Avec les albums qui touchent l'âme, il est toujours difficile d'exprimer par des mots ce qu'on ressent à leur écoute ou les images que fait naître la musique. You and me n'échappe pas à cette règle. Dès les premières écoutes, je me suis dit qu'il tombait bien ce disque, au bon moment. L'automne, l'approche de noël, un temps particulier de l'année où se mêlent la fièvre due aux fêtes qui s'approchent, et la mélancolie de voir les beaux jours s'achever et le froid envahir tout, la nuit qui prend de plus en plus de place. Alors, oui, dans ce contexte il est parfait ce You and me : fiévreux et mélancolique, enregistré dans l'urgence, aux sonorités qui peuvent vous glacer le sang (la guitare nue de Flamingos qui réussit seule et en moins de deux minutes ce que tous les gars de chez Constellation tentent de faire sur des disques d'une plombe aux titres d'une prétention incommensurable - style : I left my town in a dark night so let the angels come back in - soit prendre toute la mesure de la solitude urbaine) et vous le réchauffer aussi sec, comme une bière glacée un soir de décembre.

La musique des Walkmen (dont je ne sais que très peu de choses, mais cela suffit : ils sont new yorkais, et c'est leur quatrième disque) est traversée de part en part de guitares aux sons bruts, pas nécessairement violentes, mais enregistrées sans fioritures, sans effets, comme tous les autres instruments d'ailleurs. On entend donc des morceaux qui semblent avoir été enregistrés à l'ancienne, au fond d'une salle de répétition. Et on se dit que finalement c'est comme ça que sonne une batterie ou une basse, dans la vraie vie. La vie sans pro tools, quoi.

On entre dans l'album par Donde esta la playa, (faudrait qu'ils m'expliquent ce titre tant leur univers est à des kilomètres de l'ambiance farniente). Le morceau a un refrain déglingué et la voix du chanteur s'impose comme une évidence : soit elle vous irritera au plus haut point, soit elle vous touchera en plein coeur. Le bonhomme chante comme un ivrogne qui titube mais auxquel il reste assez de force pour brailler, les yeux fixés droit devant, avec la morgue du type désespéré qui n'a besoin que du regard d'une fille ou la chaleur d'un bar pour à nouveau être plein d'espoir. Puis c'est Flamingos, et cette guitare glaçante, seule, et le chanteur n'a plus la force d'hurler. La nuit est tombée depuis longtemps sur une banlieue quelconque, et franchement, il fait froid partout. Je sais, ça donne pas envie dit comme ça, mais merde si votre truc c'est la compagnie créole... qu'y puis-je ?

Arrive ensuite un des sommets du disque : On the water : une basse entêtante, un crescendo maîtrisé, un lyrisme incroyable, le genre de truc qui vous empoigne et ne vous lâche plus, la tension qui  monte, qui éclate avec un orgue (limite orgue de foire) et tout s'emballe, bref, une merveille (ajoutée à la playlist). L'album gardera cette ligne de conduite tout du long : exalté, tendu... De temps en temps, les Walkmen baissent la lumière, et nous offrent une ballade sous une lune mexicaine, et c'est Red moon, avec ses cuivres magnifiques, ou Long time ahead of us où chaque instrument joue la retenue, va à l'essentiel. Pas un hasard si c'est déjà leur quatrième disque tant on sent une maturité incroyable dans les compositions du groupe. On pense souvent à The National, d'ailleurs, plus pour l'esprit que pour la forme. Les gars de The Walkmen n'ont pas peur de la simplicité, comme sur New country, où le chanteur n'est accompagné que d'une guitare électrique.

Long en bouche (14 titres), You and me se hisse sans problème parmi les grands disques de cette année (qui compte un paquet de grands disques), ce qui n'est pas peu dire. Et je sais déjà qu'il m'accompagnera pendant encore un bon moment, ce disque romantique, lyrique et fiévreux en diable.
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M
Ptain mec ... mais merde quoihttp://fr.youtube.com/watch?v=Md7iv0Rg1LU
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B
avec tes conneries j'ai envie de me refaire les retour vers le futur, c'est malin, ça ! héhé.
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M
J'compte jusqu'à 10 pied tendre !
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B
euh, on dit comme un lapin chef...
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M
Eastwood !!!! J'vais te tirer comme un sapin !!Bon beh j'ai écouté vite fait... et c'est vrai qu'à la première écoute c'est vraiment pas mal... Je trouve l'ambiance originale... ou du moins on va dire que j'ai pas l'habitude d'écouter ce genre de truc... je sais pas... à réécouter, pas plus tard que maintenant 
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