Il se passe rarement plus de quelques mois sans que ça me reprenne. Je le sens venir petit à petit. Le manque. Je ne résiste généralement pas longtemps avant de me ruer sur un des dvds de la saga Star Wars. Et voilà, pas plus tard qu'hier, ça m'a repris. J'ai eu besoin de ma dose de Jedi, d'étoile de la mort, de Han Solo, de princesse Leia, de Yoda, d'obi Wan Kenobi et de Jabba le Hutt.
L'univers de ces films est tellement riche que ce n'est jamais pour les mêmes raisons que je regarde un des six épisodes. Là, c'est surtout la tension dans le dernier duel entre Luke et Dark Vador qui m'a poussé à revoir l'ultime épisode de La Guerre des étoiles. Tout le passage dans la sombre salle de l'étoile de la mort, avec l'Empereur plus terrifiant et haïssable que jamais et Luke qui se débat pour ne pas se laisser envahir par la colère, brrr ça me colle immanquablement des frissons. De toute façon, il suffit d'entendre la musique de John Williams et de voir le texte défiler pour décoller immédiatement.
Avec La revanche des Sith, la saga s'est enrichie d'un sixième épisode et un des mythes les plus prégnants du 20è siècle - avec l'oeuvre de Tolkien - s'est achevé. Ce qui fait que mon choix lorsque le manque se fait sentir est plus large. Parfois je me lance dans l'épisode 1 pour la course de pods et pour le duel Dark Maul/Qui Gon-Obi Wan, ou alors j'ai envie de m'en mettre plein les yeux sur Coruscant, cette planète-mégapole qui rappelle New York, ou je regarde religieusement Luke recevoir l'enseignement de Maître Yoda sur Dagobah. Ou simplement je lance l'épisode 4, pour voir Obi Wan lancer son "Hello there" à R2D2.
Avec ces films, je suis comme un gosse. Je me souviens d'avoir été heureux comme quand, gamin, j'ouvrais les paquets à Noël, lorsque j'ai reçu le coffret dvd de la première trilogie - commandé en pré-vente sur internet. La puissance de l'histoire, la profondeur de l'univers créé par Lucas font qu'il est absolument impossible que je m'en lasse un jour. Un peu comme les tout petits qui demandent inlassablement qu'on leur raconte la même histoire, à la virgule près. D'ailleurs, dans l'épisode 6, je ne peux pas m'empêcher de penser que Lucas n'aurait pas dû faire sortir une espèce de tête du gouffre dans lequel Jabba fait précipiter Luke et Han Solo (dans la dernière version), c'était plus terrifiant de voir simplement ce trou béant. Mais je lui pardonne.
Je me souviens aussi de la première fois où la respiration de Dark Vador s'est faite entendre au cinéma. L'ambiance dans la salle - archi-comble ça va sans dire - était incroyable. Lucas faisait naître un mythe, juste devant nos yeux, alors que ça fait 30 ans que Dark Vador est connu. Putain quelle émotion ! Voir naître ce personnage qu'on a tellement adoré détester, et savoir qu'on ne pourra plus jamais regarder les épisodes 4, 5 et 6 comme avant. Bien joué Monsieur Lucas.
" Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine " a donc la même résonnance pour moi que les " Il était une fois " de mon enfance. Et, évidemment, ça n'a pas de prix. Voilà pourquoi j'aurai toujours besoin de ma dose de Star Wars.