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Rocky Balboa, un mythe américain


De même que je me méfie des gens qui se disent passionnés de musique et qui n'aiment pas les Beatles (c'est juste une méfiance de principe, pas un avis définitif), je me méfie tout autant des gens qui viennent parler de cinéma en n'ayant que mépris pour La guerre des étoiles ou Rocky, par exemple - alors qu'ils sont prêts à vanter les mérites de Métropolis parce que ça fait classe de dire tout le bien qu'on pense d'un chef-d'oeuvre allemand des années 30, en oubliant que ce film préfigure tout ce qu'Hollywood a pu faire de bien ces 30 dernières années, La guerre des étoiles en tête. En d'autres termes, je me méfie de ces gens pour qui succès public rime avec navet intégral.

Et là, je dois faire mon mea culpa,  parce que cette manière de penser a été mienne pour ce qui est de Rocky et m'a tenu à bonne distance de la saga de Stallone pendant un bon moment. Je ne l'ai découverte que sur le tard, il y a deux ans. Avec un un pote, on avait décidé - d'abord pour blaguer -, de regarder les cinq films de la saga, nous attendant à voir des belles daubes. J'aurais dû me méfier de moi-même sur ce coup-là car, après tout, pourquoi Rocky serait forcément un mauvais film ? Les préjugés sont tenaces. Mais les miens n'ont pas tenu dix minutes devant les qualités du premier Rocky : intelligent, drôle, émouvant, c'est une belle peinture sociale, et une excellente histoire, presque un conte, en fait - le pauvre immigré italien qui finit par jouer le match de sa vie contre le champion du monde des poids lourds.

Mais, qu'en est-il de ce dernier volet ? Qu'on se le dise, l'heure est à la mélancolie pour l'étalon italien. Finis les égarements bodybuildés des derniers épisodes de la saga, et retour au source émouvant pour Stallone qui fait de nouveau déambuler son personnage à travers les rues de Philadelphie, à la recherche de fantômes (son épouse Adriaaaaaaaaaaaaaaan est morte et son quartier se meurt lentement mais sûrement lui aussi). Le film signe donc le retour en grâce de Stallone (succès critique et public) et nous replonge dans l'ambiance du premier volet de la saga des Rocky. Una furtiva lacrima de Donizetti (qui décidément est à la mode au cinéma en ce moment - le morceau est utilisé comme fil rouge par Woody Allen pour Match Point) - passe en boucle dans le restaurant de Rocky et imprime un rythme lent, quasi contemplatif. Rocky passe désormais son temps à regarder dans le rétroviseur. Avec sa gentillesse habituelle, il raconte sempiternellement ses histoires de combats aux clients de son restaurant qui ne demandent que ça. Ses après-midis, il les passe au cimetière devant la tombe de son épouse. Son fils ne vient plus le voir, et se sent écrasé par le nom qu'il porte. Alors, bien-sûr, il va de nouveau enfiler les gants, et de nouveau en outsider comme au début, et de nouveau contre un champion du monde - c'est le folklore de la saga, comme la montée des marches et l'entraînement. Mais Stallone revisite plutôt pas mal ces passages obligés. Le plus intéressant reste la première heure du film, qui donne l'impression de revoir de vieux potes. Enfin, pas tant que ça, puisqu'en fait il n'en reste qu'un : Paulie, toujours aussi minable et renfrogné.

Stallone/Rocky a donc tout du mythe américain :
le self-made man dont les américains sont friands. Indissociable du personnage qu'il a créé, Stallone s'est fait tout seul, a connu des très hauts et des très bas - il a enchaîné navets sur navets - et sa trajectoire est semblable à celle de son personnage. De la rue à la gloire, puis à l'échec et à l'oubli. Et puis, il y a cet énième retour, réussi cette fois, qui devrait être le dernier, promis. Et c'est vrai que ça serait pas mal de se quitter là-dessus.
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B
Pour Josh, il va nous falloir attendre le 22 ! j'ai hâte de revoir ce type hors du commun.  quant au dvd sur tim buckley ça fait un moment que c'est dans l'air, qui sait y'aura pt être des images du live à londres ? on peut toujours rêver.<br /> ah au fait, tu ne trompes personne en parlant de miséricorde et de bonté mon vieux !
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M
Parce que Max est avant tout miséricorde et bonté, il ne relevera pas ta perfidie... Il ira même jusqu'à te faire part de cette info qui risque de te faire sourire :<br /> "Un DVD consacré à plusieurs performances live de Tim Buckley, immortalisées entre 1967 et 1974 (peu avant sa mort en 1975, donc) sera publié en mai. On y retrouvera également des interviews de Lee Underwood, guitariste de Tim Buckley, ainsi que de Larry Beckett, qui a co-écrit plusieurs des chansons de celui-ci."<br /> Sinon hier soir je suis retourné voir ce Dieu vivant qu'est Josh Pearson. Que dire ? J'étais avec trois autres personnes qui ont toutes pleurées pendant le concert.... c'était éblouissant ! De plus, j'ai eu droit à un live à Cologne dédicacé et à un dvd du précédent concert de Josh à Paris. Enfin, Carole à choper un bandana fait à la main par Josh... Fallait le voir le grand cowboy éssayer de te vendre ses bandanas comme un marchant dans le souk ;-)
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B
ça va aller là ? je vous dérange pas trop ? ah l'artinste, le coup des rocky à regarder dans l'ordre, fallait y penser. Quant à toi Max, tu bois de l'alcool, tu écoutes du rock n roll, et en plus - horreur malheur - tu fumes ! normal donc que je te jette des cailloux !
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M
Moi je me sens plus du tout concerné... parce que de toutes façons Ben a toujours été méchant avec moi. Il me jette toujours de cailloux, alors que j'y ai jamais rien fait...<br /> Par contre moi aussi j'ai beaucoup rigolé... donc bravo les parents !!!
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B
Vous avez de la chance, moi c'est par le deuxième que je me sens concerné.PS : bravo les parents, le "quand même" est extrêmement bien placé. J'en ris, ha ha.
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