Bon, autant le dire tout de suite, ce troisième volet des aventures de Peter Parker est le moins bon de la trilogie. Trop de méchants : Vénom, le fils du Bouffon vert, l'homme des sables, trop de bluettes, trop de bons sentiments, et un Spider-Man qu'on nous annonçait noir, et qui ne l'est pas tant que ça, mais avec le budget le plus cher de l'histoire, les studios se sont couverts, ceci expliquant sans doute cela. Malgré tout ça, malgré une certaine déception, je me suis quand même bien éclaté à voir Spider-Man sauter de gratte-ciel en gratte-ciel. On ne se refait pas, les amis.
Et puis, il y a suffisament de bons moments dans ce film pour le sauver. La naissance de l'homme des sables est un pur moment de poésie : comme quoi avec des images de synthèse on peut aussi toucher... La première baston entre Harry Osborn et Spider-Man fout le tournis, tout le début nous replonge dans l'ambiance du 1 et 2 avec un Peter Parker adolescent jusqu'au bout des ongles.
Finalement, Sam Raimi aura tout de même réussi son pari : faire des films qui cartonnent mais qui sont sensibles, intelligents et qui respectent l'esprit du comics original. Il n'y a plus qu'à espérer que la franchise ne sera pas prolongée par un tâcheron du genre de Joël Schumacher (qui avait éhontément tourné des Batman après Tim Burton)... Et même si cela se produit, peu importe : les super-héros ne meurent jamais.