Samedi soir, cinéville du palindrome, petite salle, petite trentaine de spectateurs pour un Tarantino qui semble passer inaperçu, si on compare son impact à celui de Kill Bill par exemple. Pourtant il s'agit d'un Tarantino pur jus, hommage appuyé aux films de genre qu'affectionne l'ami Quentin. Le côté récréation de la chose peut laisser penser qu'il s'agit plus d'une pause, d'une parenthèse avant de s'attaquer à un projet plus ambitieux. Ce qui en dit long quand même sur l'appétit de filmer de ce type : s'offrir des récréations d'une heure cinquante !!!
Le scénar du film est aussi court qu'efficace : un type balafré, cascadeur, propriétaire d'une voiture diabolique (Kurt Russel, génial) part en chasse de jolies filles aux pieds délicieux pour les envoyer en enfer. Le reste, c'est de longues scènes étirées jusqu'à plus soif de dialogues entre filles, dans leurs voitures ou dans le rade du coin (rade tenu par Tarantino himself). Et puis des poursuites en bagnoles. Et puis de la musique démente, mais ça les amis, vous le savez déjà. Et puis des tonnes de gros plans de pieds... comment résister ?
En fait, Death proof redonne ses lettres de noblesse au film du samedi soir. Le film que les Ricains vont matter bien calés dans le siège de leurs bagnoles devant un écran en plein air. Et je vais pas m'en plaindre.