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In rainbows de Radiohead

 

 

Donc le voilà, cet album tellement attendu (quatre ans tout de même). Passons sur sa sortie et sur la frustration de ne pas avoir un objet dans la main... et intéressons-nous à ce qui compte, pour se poser la seule question qui vaille la peine que je sorte de ma torpeur (due plus à une montagne de boulot qu'autre chose) : qu'en est-il de la musique ? Eh bien, il y a du bon, du très bon, du sublime et... de l'anecdotique.


Tout commence par deux morceaux assez rentre-dedans, qui rappellent le 2+2 = 5 qui ouvrait Hail to the thief. Et c'est loin de me déplaire. Puis les gars d'Oxford ralentissent le tempo, et nous servent un Nude que tout le monde devrait reconnaître puisqu'ils la jouent depuis dix ans déjà, mais qu'elle n'avait pas trouvé sa place sur les précédents disques du groupe.


Weird fishes/Arpeggi est sans doute le sommet du disque : sur un rythme martial de Phil Selway, Radiohead retrouve un souffle et une urgence démoniaque. Et ça fait du bien, et je me retrouve à chanter à tue-tête les choeurs du morceau et à taper du pied, de plus en plus fort, comme ce sacré morceau qui va lui aussi crescendo. Merde, ils en encore sous le coude !


All I need, cinquième morceau du disque commence tranquillement, et je me rappelle l'avoir entendu à Pukkelpop. La tension s'installe pendant trois minutes et éclate vers la fin du morceau lorsque un orgue fait son entrée et que Thom Yorke y va de ses vocalises de type en train de se noyer, ce qui sauve le morceau et le rend imparable.


C'est après que ça se gâte et que l'album souffre du syndrome « ventre mou », ce qui est étonnant pour Radiohead, surtout lorsqu'on sait que l'album ne compte que dix morceaux. Hail to the thief en comptait quatorze, et un seul dispensable. Ici, on a le droit à un Faust arp où guitare sèche et violoncelles me rappellent que Radiohead n'est pas vraiment doué à ce petit jeu là. N'est pas Nick Drake qui veut. Arrive ensuite Reckoner, pour moi le grand mystère du disque. Morceau totalement raté.


Heureusement, ils arrivent encore à me surprendre avec House of cards, qui me fait penser à du Velvet Underground période canapé – me demandez pas pourquoi. Et qui là, pour le coup, me rappelle que Radiohead possède une vraie section rythmique capable de sortir un truc intéressant, à la cool. Ce genre de morceau me fait espérer qu'ils aillent vers plus de lumière, et un son moins noyé par la réverb'. Qu'ils sortent enfin un grand disque pop baigné de riffs indolents, à la House of cards.


L'album se termine par Jigsaw falling into place, morceau paranoïaque, plutôt bon, et Videotape, gentille ballade glacée, mais sur ce coup, ils ont déjà fait bien mieux...


Avec In rainbows, Radiohead me laisse à nouveau dans l'expectative : quelle direction vont-ils prendre ? Continuer des morceaux à la Reckoner (j'en ai froid dans le dos) ? Ou tenter l'aventure, la lumière, retrouver un son plus organique ? Après tout, le grand flip fin de siècle est passé non ?

...

Allez, dites moi des nouvelles de Bodysnatchers et House of cards, deux bons moments de cet album ici-même.

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B
Tiens mon petit Toc : http://aucollege.over-blog.fr/ (au passage, il manque encore des mots hihi)ET JE VEUX UN COMPTE RENDU DE CE PUTAIN DE CONCERT DES 31 KNOTS.okay?
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B
Mais d'abord, mon petit Toc, tu vas corriger tes fautes et ajouter les mots qui manquent.
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