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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 14:16

Un été comme je les aime : le cinéma américain me gâte. Retour d'X-files, avec l'équipe originelle (Carter, Duchovny, Anderson), retour de Star Wars (certes en 3D, mais je ne bouderai pas mon plaisir) et retour du Dark Knight aux prises avec rien moins que le Joker !

Alors que la série est définitivement arrêtée (neuf saisons, tout de même et 200 épisodes), voilà que débarque de nulle part ce nouveau film. Cette fois, point de mythologie, juste un épisode boosté pour le cinéma, même Mark Snow nous a pondu une partition avec moults orchestrations, pour la peine. Mais quel bonheur de retrouver Mulder et Scully, qui ne font plus partie du FBI, et quel bonheur de retrouver l'ambiance particulière des X-files...

Le film débute très bien, comme un classique d'X-files : Carter plante le décor et assène au spectateur un montage rapide qui met en parallèle deux événements : la découverte dans une plaine neigeuse et désertique
d'un bras par un prêtre pédophile aux dons de voyance aidé d'une troupe d'agents du FBI, et l'agression d'une femme à son domicile la nuit. Dès lors, on sait qu'on aura droit ni plus ni moins qu'à un épisode, prétexte à revoir les deux ex-agents du FBI.

On retrouve donc Mulder, hirsute, replié sur lui-même, dans une vieille maison, toujours obsédé par la disparition de sa soeur. Son bureau de travail ressemble à s'y méprendre à celui qu'il avait au FBI, le poster "I want to believe" a juste un peu vieilli, les coupures de presse tapissent sauvagement ses murs. La scène est magistrale, pour peu qu'on se soit intéressé à la série. Alors pour un type qui tient Mulder en héros, imaginez... On le voit toujours accro aux graines de tournesol, toujours aussi sybillin, et il a visiblement du mal à rester chez lui, sans rien faire (en témoigne les crayons de papier qu'il s'amuse à planter dans son plafond).

Scully, elle, s'est déconnectée de tout ça, pour se rapprocher de sa profession d'origine - médecin - et de ses croyances, on la retrouve travaillant dans un hopital catho. Elle n'a de cesse de fuir les "ténèbres" dans lesquelles son travail au FBI avec Mulder l'a si souvent plongée. Pourtant c'est elle qui vient retrouver Mulder pour une nouvelle affaire.

Même si le film s'essouffle vers la fin, il retrouve tout de même ce qui a fait la grandeur de la série (certes pas tout, mais une bonne partie). L'humour de Mulder est toujours aussi percutant, et Carter réussit une incursion hilarante dans le politique pour la meilleure attaque contre Bush qui m'ait été donné de voir : alors que Mulder et Scully se retrouvent au FBI, ils regardent une photo de leur président et Carter fait résonner le gimmick musical de la série (tada tada tadaa), indissociable désormais du paranormal et des théories du complot... Plus besoin de discours, la messe est dite. La caméra s'arrête ensuite sur le portrait d'un certain J. Edgar Hoover...

Bref, X files, I want to believe est une très bonne surprise, qui m'a donné envie d'accélérer la vision de l'intégrale de la série... Reste à savoir si Carter, Duchovny et Anderson ont mis définitivement de côté les X files avec ce film ou s'il s'agit d'une mise en jambe avant la suite.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 15:33


Time out of mind. Le temps. Probablement la notion clé de l'oeuvre dylanienne. Peut-être est-il le seul artiste à avoir su se jouer du temps, à lui avoir fait la nique. Forever young. Toujours à contre-temps. Ou peut-être évolue-t-il simplement dans un temps toujours différent du nôtre. Lorsqu'est sorti cet album, en 1997, Dylan est depuis longtemps relégué au rayon des souvenirs, des légendes. Il a ruiné son retour en grâce rapidement, en sortant Under the red sky immédiatement après le très réussi Oh mercy, et s'est fait oublier, comme à son habitude. Le temps s'écoule donc sans lui. A une vitesse qui n'est plus la sienne. "Yesterday everything was goin' too fast, today it's movin too slow" chante le Zim dans Standing in the doorway. Tout s'est ralenti pour lui, alors que le monde continue sa course folle. Incapable d'aller au même train que les autres, soit c'est trop rapide, soit c'est trop lent. Pourtant, à sa sortie, Dylan récolte toutes les louanges et redevient l'artiste incontournable, dépassant une fois encore son statut de légende vieillissante pour être à nouveau, et assez paradoxalement en 1997, de son temps. Time out of mind débarque donc, rempli de vieux blues, de longues ballades, avec un chanteur à la voix de canard fumeur de Gauloises et buveur de  Whisky en plein milieu de l'apogée du Trip Hop, et de la sophistication d'un Ok computer. Dix ans après, entre ces deux titres d'album, on se rend compte qu'il y a tout un monde, et en ce qui me concerne, il n'y pas photo pour savoir quel disque a le meilleur titre...


Très jeune j'ai été fasciné par les titres de chansons de Bob Dylan, titres que je retrouvais dans des articles ou en fouillant dans les bacs des disquaires. It takes a lot to laugh, it takes a train to cry, As I went out one morning, Motorpsycho nightmare, quasiment tous ces titres laissaient entrevoir des univers riches et profonds, enveloppés de mystères, et bordel qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire "It takes a train to cry" ? Time out of mind est certainement le plus beau titre jamais trouvé par Dylan pour nommer un de ses albums. Il a la concision d'un vers de haïku, et surtout, sied à merveille à la musique du disque.

Dans cet album, on entend un Dylan fatigué, guetté par la mort, mais qui continue inlassablement sa route, parce qu'il n'y a rien d'autre à faire. Les mots claquent et tapent là où ça fait mal, et comme à chaque fois, la diction unique de Dylan fait le reste. Il sait exactement comment lancer les mots. Il traîne là où il faut, accélère pile au bon moment, peut marmonner ou se montrer aussi clair qu'un Sinatra... Aux visions rimbaldiennes des sixties ont succédé des visions post apocalyptiques, en témoigne l'ouverture du disque et cette phrase "I'm walkin', through streets that are dead". Les paysages sont vides et désôlés, mais quelqu'un, une fille évidemment, accompagne toujours Dylan qui ajoute "walkin' with you in my head". Et voilà : dès les deux premières phrases il résume les deux axes de ce disque incroyablement homogène : la solitude et l'amour. Love sick, le titre qui ouvre l'album est une sorte de longue ballade morne, dans laquelle Dylan se dit à la fois malade et fatigué d'amour, et pourtant toujours amoureux. La rancoeur naît de la passion "i wish i'd never met you" chante-t-il fatigué. Les arrangements sont discrets, le morceau est nu, décharné, comme vidé de sa substance, et dans ce désert subsiste la voix de Dylan, qui en est réduit à entendre des voix "did I hear someone tell a lie ?" ou à avoir des visions "I see silhouettes in the window", et le temps, encore lui, fait son office : "I hear the clock tick". Tout a beau être vide, de sens et d'êtres, l'horloge continue ses tours et le silence est habité de fantômes "sometimes, the silence can be like the thunder". Ce sentiment d'abandon, de perte, de solitude, on le retrouve tout au long de ce disque funèbre, au détour de phrases glaçantes :  "when you think you've lost everything, you find that you can always lose a little more".


Le disque alterne blues ancestraux, joué sans esbrouffes, par un orchestre qui laisse la place à Dylan, tout en tissant une ambiance étrange, comme si les morceaux étaient interprétés d'un endroit lointain, prêt à s'effacer comme la poussière offerte au vent, et ballades déchirantes (Tryin' to get to heaven, Not dark yet, To make you feel my love). Les fulgurances poétiques sont nombreuses et au diapason de l'inspiration musicale retrouvée. Dylan nous dit en substance que rien ne va plus, qu'on l'a laissé tomber, que l'amour fait diablement mal... rien de très original me direz-vous, sauf que c'est Dylan qui en parle, et brillament. "Don't know if i saw you, if i would kiss you or kill you, it probably wouldn't matter to you anyhow", qui d'autre que lui peut chanter ça ? On peut penser qu'il parle toujours de la même fille, celle d'Idiot wind et que de l'eau a coulé sous les ponts. Mais, cette fois, le constat est amer : elle en aura probablement rien à faire. La fille a changé d'époque, a su prendre le train en route, ce que Dylan n'a jamais su faire.


Time out of mind est un disque de fantômes, sa musique s'en ressent, tant elle semble enveloppée d'une gaze impalpable. Dylan est hanté par des voix, des souvenirs. Des amours qu'il ne parvient pas à oublier " My love for her is taking such a long time to die". Il semble perpétuellement hésitant entre la fuite en avant et l'envie de revenir en arrière, à la maison " Gon' walk down that dirt road until my eyes begin to bleed". Finalement il se contente de suivre son chemin, à son rythme, en prenant le temps nécessaire, un temps allongé, étiré, comme sur les 16 minutes du morceau Highlands qui clôt l'album. Un temps en dehors de tout, out of mind. Un temps qui n'appartient qu'à lui.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 11:11


Depuis 1999 et l'hallucinant Pre millenium tension, je n'ai suivi que de très loin les travaux de Tricky. Les reviews polies de ses albums laissaient penser ce que je redoutais : le génie de Bristol était allé trop loin, trop vite et s'était cramé les ailes. Pourtant, il semblait poursuivre sa route du mieux possible, en essayant moins de faire mieux que différent. Exilé à Los Angeles, loin donc de la grisaille de Bristol et de sa banlieue, Tricky, adoubé depuis longtemps par la presse, se cognait contre une réalité évidente : toute sa carrière se ferait maintenant à l'ombre de ses deux premiers chefs-d'oeuvre, Maxinquaye et Pre millenium tension. Sur Vulnerable, il tentait un truc casse gueule : essayer de faire une musique accessible au plus grand nombre, sans pour autant renier ce qu'il est, ce qui donnera lieu à des collaborations douteuses (Cyndi Lauper et Alanis Morrissette, ça refroidit quand même), et à un disque à oublier.

La sortie de Knowle west boy (du nom du quartier où il a grandi) sur un autre label n'a rien changé : les chroniques ont à nouveau convoqué Maxinquaye pour évoquer les nouvelles compos de Tricky, laissant entendre que cette fois était la bonne : Tricky est vraiment de retour, et ouvrez vos oreilles, c'est au moins aussi bon que ce qu'il a fait de mieux. Bon, comme d'hab, la presse tente de nous faire passer des vessies pour des lanternes. Knowle west boy est à la fois rassurant et inquiétant, frustrant. Il est en effet ce que Tricky a fait de mieux depuis des lustres, une décennie en fait. Il contient de bons morceaux, et des choses beaucoup plus anecdotiques. Le problème étant que les bons morceaux n'apportent rien, ne sont plus inventifs, ne défrichent plus de nouveaux horizons musicaux comme autrefois, ils sont juste bons. On a droit à une ballade mélancolique, réussie, mais d'autres que lui aurait pu la sortir, alors que personne n'aurait pu écrire comme lui avant. On a droit à beaucoup de titres différents, Tricky décrivant lui-même ce nouvel effort comme une sorte de mix-tape, à la manière des compils maisons qu'on se faisait entre potes sur cassette. Le tout est donc frustrant : ça fait un bail que j'attends son grand retour, et qu'il ne vient pas. paradoxalement, ce disque est tout de même aussi assez rassurant : d'abord parce que Tricky semble vouloir retrouver ses racines (son quartier, et ce qu'il ressentait en y vivant, éternel gamin qui n'a sa place nulle part, trop blanc pour les noirs, trop noir pour les blancs), ensuite parce qu'il contient de bons moments, comme si la machine allait être relancé un de ces quatre. Patience, donc.

Finalement, moi aussi je tombe dans le panneau et je suis incapable de juger d'un disque de Tricky en occultant ce qu'il a fait avant. Le génie ne souffre pas l'ordinaire. Tricky en fait l'amer constat tous les jours depuis dix ans maintenant.

Tricky à la grande époque :


Tricky 2008



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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 21:36

Be kind, rewind (en vf : Soyez sympas, rembobinez) est le dernier film de Michel Gondry. On y retrouve tout ce qui fait l'intérêt de l'univers du cinéaste, fait d'inventivité et de poésie avec trois bouts de ficelle, et son amour du cinéma. L'histoire est simple et assez manichéenne - les scénarios n'ont jamais été le fort de Gondry : un vidéo club tenu par Dany Glover est sur le point d'être fermé, détruit et remplacé par des immeubles flambant neufs. Le vieux gérant confie donc les clés du magasin à Mos Def pour aller voir comment fait la concurrence. Concurrence qui est passée depuis un moment déjà aux dvds !

A cette trame de départ s'ajoute un certain Jack Black, parfait en acolyte de Mos Def, complètement barré, persuadé que le gouvernement manipule les gens par des ondes. En fait il est le prolongement du personnage de disquaire qu'il jouait dans High Fidelity. Il se trouve qu'il démagnétise (involontairement) toutes les bandes VHS et va créer la pagaille dans le vieux vidéo club.

Les deux compères se retrouvent donc obligés de tourner leurs propres versions des films, avec les moyens du bord, en espérant que ça passera avec les quelques habitués un peu timbrés du vidéo club. Les voilà donc à rejouer des scènes de Ghostbuster, pour commencer. Rapidement, tout le quartier s'arrache ces films bricolés, "swedés" selon l'expression de Jack Black, et tout y passe : de 2001 l'odyssée de l'espace au Roi Lion, en passant par Miss Daisy et son chauffeur.

Gondry rend donc hommage au ciné, aux vieux quartiers, à la bricole, à la VHS, à l'entraide, aux commerces de quartier, aux personnages naïfs, illuminés, attachants. Heureusement, ses déclarations d'amour ne sentent pas le renfermé et le "c'était mieux avant", au contraire même. Le film est idéal pour l'été, et finalement assez anecdotique. Restent le plaisir de voir Jack Black s'éclater comme un fou, le plaisir de voir comment avec des guirlandes on peut faire les lasers de Ghostbuster, ou comment rejouer une scène de 2001 en carton pâte. Et l'envie de s'y essayer avec des potes. Et vous, quel film voudriez-vous sweder ?
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 18:05

L'ami Max a chroniqué le nouvel album des 31 Knots, avant sa sortie par chez nous, et c'est ici que ça se passe. Le disque est dément, ce qui fait tout de même trois chefs-d'oeuvre de suite pour ces génies. Si vous pensez que j'enchaîne les superlatifs c'est que vous n'avez pas encore entendu le moindre morceau de ces gars-là. Leur musique est unique, tout simplement.

Donc, afin de mettre tout le monde d'accord : Compass commands est ajoutée sur la playlist. Bonne écoute.

Et il y aura une piqûre de rappel, ici même, le 10 septembre, date de la sortie de leur Worried well, parce que c'est pas tous les jours qu'un groupe pareil déboule et qu'il serait grand temps qu'il joue devant plus de 50 personnes... C'est mon côté Blues Brothers qui ressort, je suis en mission pour le Seigneur.


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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 10:47


Le soir de la diffusion du dernier épisode de Seinfeld, près de 70 millions de téléspectateurs étaient rivés à leur écran pour voir s'arrêter la meilleure sitcom de tous les temps... en plein succès. Seinfeld décida de tuer la poule aux oeufs d'or, principalement pour la meilleure raison qui soit : il ne pensait pas pouvoir faire mieux. Et quand on regarde le niveau atteint, on se dit que le maître avait sans doute raison.

Quant à moi, je me retrouve comme un con : après neuf saisons, regardées dans l'ordre et au compte-goutte (même si c'était difficile de résister et de ne pas se faire des soirées complètes de Seinfeld). Argh ! Heureusement mes dvds sont là et je piocherai dedans très régulièrement tant cette série et les quatre personnages me manquent déjà.

J'ai déjà parlé de cette série
ici, mais il y a tellement à dire... Son manque de popularité en dehors des Etats-Unis (parlez de Seinfeld en France et on vous regarde comme un martien) me paraît réellement incompréhensible. De même que son immense succès là-bas ! Je pense qu'elle tient sa réussite dans le fait qu'elle ne parle que de nos névroses quotidiennes qui se fixent sur des détails insignifiants et triviaux. Chez Seinfeld, on est individualiste, occidental jusqu'au bout des ongles, nombriliste, menteur, tricheur, j'en passe et des meilleurs... Chez Seinfeld, on ne focalise que sur les défauts minuscules de l'autre, et on se fout royalement de la paix dans le monde. Chez Seinfeld, on ne sait pas bien où se trouvent les autres pays sur une carte et en bon New Yorkais, on se demande bien ce qu'il peut y avoir non pas en dehors de New York, mais en dehors de son propre quartier (l'hilarant épisode dans lequel Kramer appelle Jerry car il est perdu à quelques blocs de chez lui !). Ce que j'aime ces personnages !

Il y a d'immenses moments comiques dans cette série : tous les gags visuels de Kramer, déjà. Les moments absurdes, comme quand ils rencontrent des doubles d'eux-mêmes dans New York (doubles qui se révèlent être bien trop gentils pour tenir la comparaison). Et, évidemment, tous les moments où ils dézinguent à tout va : les Juifs (précisons tout de suite que Seinfeld est Juif, ce qui l'autorise à dire ce qu'il veut), les handicapés (le bubble boy, censé inspiré de l'empathie n'est en fait qu'un sale mioche), les vieux... Sans parler de tous les personnages secondaires, véritable galerie de losers, Newman, rien que lui.

Maintenant, les neuf saisons de Seinfeld trônent fièrement sur mes étagères, et me font de l'oeil à chaque fois. Quand la journée a vraiment été merdique, rien ne vaut 20 minutes de Jerry et ses potes. Allez cadeau : 10 minutes de Seinfeld, l'épisode dans lequel George se fait passer pour un biologiste marin et sauve une baleine ("save the whale Georgie, for me"). J'en pleure de rire à chaque fois.


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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:30




L'ami Max a rendu hommage aux Sopranos via Frank The Voice Sinatra, moi ça sera avec ce morceau magnifique de Vivaldi chanté par Cécila Bartoli. Ajouté également un morceau de la mésestimée Natalia M King, Dive. Bonne écoute. Salute.


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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 10:56


Quelle année ! Des disques à tomber par terre tous les quinze jours ! Revers de la médaille : certains de ces albums peuvent passer inaperçus ou presque. Les Black Keys, par exemple : le groupe est excellent, ils sortent des albums avec la régularité d'un Woody Allen, et on sait que le résultat est toujours grandiose. Alors dans le flot incessant de grands disques, j'ai mis de côté le dernier Attack and release en me disant que j'aurai le temps de l'écouter plus tard... Et puis le Spiritualized déboule, Isobel Campbell et ce diable de Lanegan remettent ça, Les Gutter Twins sortent enfin leur album et les Black Keys de passer à la trappe... injustement !

Eh oui, Attack and release est une merveille ! J'ai vaguement entendu la pauvreté des débats entourant cet album, produit par Danger Mouse : les Black Keys ont perdu leur intérêt, c'est trop produit et blabla blabla, la même bouillie des indés purs et durs qui, lorsqu'ils aiment un groupe, veulent que celui-ci fasse sempiternellement le même disque, avec le même son, soit, dans le cas des Black Keys, un blues cradingue sorti de leur cave et enregistré en un rien de temps avec les moyens du bord. Et merde, ils ont pas le droit de sortir de leur cave, ces mecs ? De rajouter des couleurs à leur palette ?

Bref... Moi, personnellement, ils auraient pu le faire produire par Justin Timberlake si ça les bottait, au vu du résultat j'en aurai rien eu à secouer. Car tous les morceaux sont monstrueux et plutôt que de renier leurs racines, les Black Keys les enrichissent, les font aller de l'avant, et m'envoient directement au septième ciel, une bière à la main, peinard. Tout commence avec une des plus grandes entrées en matière qui soit : un son d'orgue et un riff blues parfait, et toujours cette voix démente. C'est All you ever wanted, et c'est exactement ça que je veux des Black Keys : la meilleure définition du cool. Dès le deuxième morceau, on retrouve les Black Keys là où on les avait laissés, se gavant de Magic Potion jusqu'à la lie : I got mine : non seulement ça fonctionne, non seulement c'est la musique la plus bandante qui soit, mais en plus ça me manquait, et j'aurai toujours besoin de ça : du blues, bien lourd, point barre. La seconde partie du morceau les voit explorer le psyché poisseux et bien entendu, comme ces gars sont géniaux, ils excellent aussi là-dedans.

Strange times déboule, et au cas où il y aurait encore des récalcitrants, balaie tout  sur son passage avec une batterie énooooorme et un riff qui l'est tout autant. Psychotic girl est à ranger parmi les très bonnes surprises de ce nouvel opus : petit banjo, riff indolent, clavier malsain dont la mélodie vous rentre instantanément dans la tête, pour ne plus vous lâcher, et cette fille psychotique qui vous fait de l'oeil... sans parler des choeurs... dément. Lies est un des morceaux les plus sombres de leur répertoire, il claque comme un orage d'été. Et putain ce que j'aime les orages d'été qui vous libèrent d'une journée écrasante et trop lourde. Le dyptique Remember me (side A and B) est la pièce centrale du disque : sur la face A : une ballade magnifique à déguster sur un vieux rockin chair devant un champ de coton, sur la face B les Black Keys balancent du lourd, pour un titre incendiaire. Et voilà : les deux faces condensées donnent un panorama parfait du génie des ces gars-là.

Je pense que Same old thing a dû faire fuir tous les ayatollahs dont je parlais plus haut avec sa flûte tout droit sorti de disques du Wu Tang Clan (c'est que chez ces gens on ne mélange pas les torchons et les serviettes). Peu importe, le morceau est brillant, d'ailleurs il n'y a rien à jeter, pas de temps faible sur le disque, comme à chaque fois. Les trois derniers morceaux intègrent eux-aussi des nouveautés dans le son des Black Keys (le solo de So he won't break, par exemple). Et puis il y a la dantesque Ocean and streams (en écoute ici) ahh le trémolo dans la voix (anymooooooore) !

Things ain't like they used to be conclut parfaitement l'album. Non les choses ne sont plus ce qu'elles étaient pour les Black Keys. Il était temps pour eux de se renouveler. C'est fait, et avec brio, ce qui en soi, n'est pas une surprise. On pourra toujours compter sur eux.

Attack and release est donc leur album le plus varié, le plus ambitieux et (tout leur génie est là) le plus accessible.

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 19:12
Surprenante bonne nouvelle : sans avoir touché à quoi que ce soit, j'ai pu constater que le player deezer fonctionne à nouveau et que tous les titres que j'y avais mis y sont encore. Pour fêter ça : ajout de Death take your fiddle (attention, ce n'est pas qu'un morceau, c'est beaucoup plus, vous êtes prévenus) de Spiritualized. Et Oceans and streams des Black Keys, sur leur dernier album (chronique en vue).

Yeah ! Bonne écoute à tous.
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:55
Allez, pour la route, une reprise live par Spiritualized de True love will find you in the end de Daniel Johnston. Juste beau à en chialer, non ?



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